L’intersyndicale de l’éducation campe sur sa position et ne compte pas suspendre son mot d’ordre de grève tant que l’ensemble de ses revendications ne seront pas prises en compte. C’est ce qu’a réaffirmé ce jeudi Michel Pépé BALAMOU, le secrétaire général du syndicat national de l’éducation (SNE), lors d’une interview accordée à notre reporter.
Selon le syndicaliste, l’accord récemment annoncé ne constitue en rien une solution durable à la crise.
« Il n’a fait que reculer la crise et non la résoudre. Nous ne nous reconnaissons pas dans ce protocole bancal, non inclusif. Nous avons demandé aux enseignants de continuer à rester à la maison jusqu’à la satisfaction de tous nos points de revendication », a martelé Michel pépé BALAMOU.
Interrogé sur le suivi de la grève sur le terrain, il affirme que la mobilisation reste forte malgré la poursuite des cours dans certains établissements privés.
« Nous n’avons pas le monopole de tous les enseignants, mais nos militants à la base suivent le mot d’ordre. Aujourd’hui, 90 % des enseignants sont en grève », a assuré Michel Pépé BALAMOU qui a précisé que certaines autorités ont commencé à menacer les grévistes.
« Si l’on commence à menacer les enseignants, cela prouve que la grève est bien suivie. » a estimé le leader syndical.
L’intersyndicale réaffirme sa détermination à poursuivre la grève jusqu’à la satisfaction totale de ses 11 points de revendication.

























