La première édition des Journées scientifiques Géoressources s’est achevée ce jeudi 29 octobre 2026 à l’Institut Supérieur des Mines et Géologie de Boké (ISMGB). Organisée en collaboration avec la Cité des Sciences et de l’Innovation de Guinée (CSIG) qui a coanimé une formation pratique et une plénière consacrées à l’intelligence artificielle appliquée aux géosciences , cette rencontre de trois jours a réuni 305 participants issus de dix pays autour du thème : « Géoressources et dynamique environnementale en Afrique ».
Une mobilisation scientifique internationale au cœur du pôle minier de Boké
Pendant trois jours, universitaires, chercheurs, doctorants, industriels du secteur extractif et décideurs se sont rassemblés pour échanger sur la connaissance du sous-sol, la transformation locale des minerais et la transition écologique.
Les communications scientifiques ont abordé la caractérisation des gisements de bauxite (Sangarédi, Kagnéka) et de fer (Simandou, Kérouané), le contrôle structural des minéralisations aurifères, la géophysique et la géochimie appliquées, ainsi que l’exploration des métaux stratégiques (gallium, scandium, éléments radioactifs). Les enjeux de l’orpaillage, de la biodiversité et de la préservation des ressources en eau ont également alimenté les débats.
L’apport stratégique de la CSIG et la satisfaction des organisateurs
Présentant le bilan au terme des travaux, le président du comité d’organisation, le Dr Ahmed Amara Konaté, a salué la qualité des contributions et exprimé sa gratitude envers le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique (MESRS) ainsi que l’ensemble des partenaires :
« Je remercie le gouvernement guinéen à travers le MESRS pour son appui constant. Je rends hommage à l’ISMGB dont l’engagement a permis de réunir tout ce monde scientifique autour d’un thème majeur. Nous adressons des remerciements particuliers à la Cité des Sciences et de l’Innovation de Guinée (CSIG) pour son apport déterminant, ainsi qu’au programme ARISE, soutenu par l’Union européenne, l’Union africaine et l’Académie africaine des sciences. » Dr Ahmed Amara Konaté, Président du comité d’organisation.
Les Recommandations : Vers un réseau de recherche et une 2ᵉ édition en 2027
Lors de la restitution du rapport général, la rapporteuse générale, Dre Adèle Dramou, a présenté les résolutions adoptées pour orienter la gouvernance minière et académique. Elles s’adressent à quatre catégories d’acteurs.
Les pouvoirs publics sont invités à actualiser et à renforcer l’inventaire géologique national, et à associer plus étroitement les communautés riveraines aux mécanismes de suivi environnemental. Les institutions de recherche, dont l’ISMGB et la CSIG, sont encouragées à créer un réseau de recherche sous-régional consacré aux géoressources, à accentuer la formation en métallurgie et à pérenniser ce rendez-vous scientifique. Les compagnies minières sont appelées à plus de transparence dans la communication de leurs investissements sociaux et environnementaux. Enfin, le comité d’organisation s’engage à publier les actes des travaux d’ici trois mois et à programmer la deuxième édition des Journées scientifiques dès 2027.
Clôture des travaux : Mettre la science au service de l’industrie
Présidant la cérémonie de clôture, le Directeur Général de l’ISMGB, le Dr Daouda Keïta, a souligné que le sous-sol ne deviendra un levier de croissance durable qu’à condition d’être adossé à une expertise scientifique solide et à une formation de qualité :
« Les efforts consentis par l’ensemble des acteurs ont donné à cet événement tout son sens scientifique. Si les ressources naturelles constituent une opportunité majeure pour notre économie, leur valorisation requiert avant tout des compétences qualifiées et une synergie étroite entre la recherche et l’industrie. Je vous invite à faire vivre les acquis de ces journées au-delà de cette cérémonie. » Dr Daouda Keïta, Directeur Général de l’ISMGB.
Depuis Boké : Mamadou Bah pour, Educationactu.com

















