Le Parquet spécial près la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF) a saisi l’Office de répression des délits économiques et financiers (ORDEF) pour ouvrir une enquête préliminaire sur la gestion de la Direction nationale des cantines scolaires (DNCaS) de 2015 à nos jours. Selon le procureur spécial, Alphonse Charles Wright, cette instruction du 29 octobre 2026 fait suite à des signalements faisant état d’irrégularités financières. Les faits restent à ce stade présumés, et aucune conclusion n’a été rendue publique.
Une enquête préliminaire confiée à l’ORDEF
Le Parquet spécial près la CRIEF a saisi l’ORDEF d’une enquête préliminaire sur la gestion de la DNCaS de 2015 à nos jours. Cette instruction a été formulée le 29 octobre 2026 par le procureur spécial, Alphonse Charles Wright, à la suite de signalements dont l’origine n’est pas précisée.
Elle s’inscrit dans une procédure dirigée par trois substituts du procureur. Selon le texte source, l’ORDEF a reçu instruction de procéder sans délai à l’audition de Mmes Saran Fadima Kaba et Mariame Camara [fonctions à préciser], ainsi que de toute personne dont la responsabilité pénale serait engagée.
Une subvention de 20 milliards GNF au cœur des soupçons
Selon le parquet, l’enquête s’intéresse d’abord à l’absence de justification comptable d’une subvention de 20 milliards GNF allouée en 2021 pour l’approvisionnement des écoles. Une enveloppe de 200 millions GNF, attribuée au suivi de ces opérations, est également visée.
L’exercice 2025-2026 sous la loupe
Les investigations portent aussi sur l’exercice 2025-2026. Des vivres ont été acquis pour 58 691 élèves répartis dans 450 établissements. Selon le parquet, les stocks livrés en mai 2026 seraient en voie d’épuisement prématuré, sans qu’aucun rapport de synthèse ne justifie leur consommation effective.
Marchés publics, bons de livraison et effectifs
Les soupçons concernent en outre l’attribution présumée de marchés publics à des groupements d’intérêts liés aux responsables de la direction, la falsification de bons de livraison, ainsi que des écarts significatifs entre les effectifs d’élèves déclarés et réels, selon le parquet.
L’ouverture d’une enquête préliminaire ne vaut pas établissement de culpabilité. Les personnes citées bénéficient de la présomption d’innocence, et leurs explications n’ont pas été rapportées à ce stade.
Pour les élèves, l’enjeu est concret. Dans de nombreux établissements, la cantine peut contribuer à la fréquentation scolaire et à la concentration en classe [à documenter par des données du ministère ou d’organisations partenaires]. Si l’épuisement précoce des stocks de mai 2026 se confirme, il faudra savoir quelles écoles ont été touchées, pendant combien de temps, et ce qui a été fait pour les élèves concernés.
Restent à suivre le calendrier des auditions, les conclusions de l’ORDEF, d’éventuelles suites judiciaires, ainsi que le mode de gestion et de contrôle des futurs approvisionnements.
SOW Telico, pour Educationactu.com

















