La première édition des Journées scientifiques Géo-ressources de l’Institut supérieur des Mines et Géologie de Boké (ISMGB), lancée le mardi 27 octobre 2026, s’est poursuivie ce mercredi 28 octobre avec un accent particulier sur les applications de l’intelligence artificielle (IA) dans la recherche scientifique.
Au programme de cette deuxième journée figuraient une plénière animée par la Cité des Sciences et de l’Innovation de Guinée (CSIG), ainsi qu’une formation pratique consacrée à l’utilisation de l’IA dans le traitement des données géospatiales. À travers ces activités, l’institution entend renforcer les compétences des enseignants-chercheurs, des doctorants, des jeunes chercheurs et des étudiants face aux nouvelles exigences de la recherche scientifique.
Président du Comité d’Organisation et Directeur Général Adjoint Chargé de la Recherche de l’ISMGB, le Dr Ahmed Amara KONATE est revenu sur les principales activités inscrites au programme de cette deuxième journée.
« Pour cette journée, nous avons une plénière animée par la Cité des Sciences et de l’Innovation de Guinée, à travers le docteur Khalil, sur le thème de la modernisation et de l’IA. Nous avons également une formation pratique, dans la salle informatique, sur l’application de l’IA aux données géospatiales. Comme vous le savez, l’intelligence artificielle est devenue aujourd’hui un outil incontournable dans le domaine des géosciences. Il nous semble donc important de former les jeunes doctorants et les jeunes chercheurs dans ce domaine », a-t-il expliqué.
Intervenant dans le cadre de cette initiative, Dr Khalil BOUKTHIR , docteur en Intelligence Artificielle et enseignant-chercheur à la Cité des sciences et de l’innovation de Guinée (CSIG), a souligné l’importance de l’intégration de cette technologie dans les différents domaines de formation. Selon lui, la maîtrise de l’IA constitue désormais un atout majeur pour améliorer les capacités des apprenants et leur permettre de mieux répondre aux défis scientifiques actuels.
« Aujourd’hui, l’IA est présente dans tous les domaines. Il est donc important de former les apprenants et les enseignants-chercheurs dans ce domaine, afin de disposer d’étudiants et d’enseignants-chercheurs bien formés dans tous les secteurs. À la fin de cette formation, les bénéficiaires doivent être capables de générer des scripts et des modèles, puis de les utiliser dans la résolution de problèmes de classification et de prédiction », a indiqué le formateur.
Parmi les bénéficiaires de cette session pratique figure Abdoulaye Kadiatou DIALLO, Enseignant-chercheur et doctorant à l’Université de Yamoussoukro. Il estime que cette formation représente une opportunité d’acquérir de nouvelles compétences dans la collecte, la cartographie et le traitement des données spatiales grâce aux outils d’intelligence artificielle.
« Il nous forment sur l’utilisation de l’intelligence artificielle pour la collecte des données spatiales, la cartographie et le traitement des données. Dès le début de la formation, je commence déjà à découvrir des choses que je ne connaissais pas auparavant. À la fin de cette formation, je souhaite corriger plusieurs lacunes que j’avais. Au sortir de cette session, je serai en mesure de traiter moi-même des données à partir des outils d’IA », a-t-il confié.
Satisfait de l’initiative, le doctorant a également salué les efforts de l’ISMGB et du comité d’organisation, tout en plaidant pour la multiplication de ce type d’activités au bénéfice de la communauté scientifique et de la population guinéenne.
« Je remercie la direction de l’ISMGB d’avoir organisé ces journées scientifiques et le comité d’organisation pour la qualité de l’organisation. Je plaide également pour la multiplication de ce genre d’activités au bénéfice de la population guinéenne », a-t-il lancé.
À travers cette deuxième journée, les Journées scientifiques Géo-ressources mettent en avant les possibilités offertes par l’intelligence artificielle dans les géosciences, notamment pour l’analyse, la classification, la cartographie et l’exploitation des données géospatiales.
Une démarche qui s’inscrit dans la dynamique de modernisation des pratiques scientifiques et de renforcement des capacités des chercheurs guinéens, dans un contexte où les technologies numériques occupent une place grandissante dans la production des connaissances et l’innovation.
Depuis Boké, Mamoudou Bah pour Educationactu.com

















