La ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Djami Diallo, a appelé à renforcer la recherche et l’innovation pour accompagner la transformation économique de la Guinée. Lors de la rentrée solennelle de l’Académie des sciences de Guinée, tenue le weekend dernier, elle a affirmé que la réussite du programme Simandou 2040 dépendra autant des compétences scientifiques nationales que des infrastructures et des ressources naturelles. Elle a aussi promis une collaboration plus concrète avec les académiciens.
La science, condition de la souveraineté
Pour la ministre, la science n’est pas un secteur parmi d’autres. Elle doit occuper une place centrale dans la mise en œuvre de la vision Simandou 2040.
Le message est sans ambiguïté : « Sans science ni recherche, il ne peut y avoir de véritable souveraineté ni de transformation économique durable. »
Produire ses propres connaissances
Djami Diallo invite la Guinée à miser davantage sur ses compétences scientifiques pour relever les défis de son développement. Elle rejette la logique de dépendance : « La Guinée ne peut se contenter d’importer des solutions. »
Le pays doit, selon elle, produire ses propres connaissances, former ses talents scientifiques et orienter la recherche vers ses priorités de développement.
Une collaboration renforcée avec l’Académie des sciences
La ministre a réitéré la volonté de son département de consolider le partenariat avec l’Académie des sciences de Guinée. L’objectif est de mieux valoriser l’expertise des chercheurs et des académiciens dans la conception et la mise en œuvre des politiques publiques.
Des échanges du 5 septembre à une coopération concrète
Elle a rappelé les discussions du 5 septembre, à la suite desquelles elle a réaffirmé cette volonté. « Nous voulons bâtir une collaboration concrète », a-t-elle indiqué, afin que l’expertise des académiciens pèse davantage dans l’élaboration des politiques publiques.
Cette démarche vise aussi à renforcer les liens entre universités, centres de recherche et besoins de l’économie.
Une ambition adossée à la vision présidentielle
Selon la ministre, cette orientation s’inscrit dans la vision du Président de la République, Mamadi Doumbouya, qui place le capital humain au cœur de la transformation du pays.
Simandou 2040 : l’intelligence collective comme levier
Pour Djami Diallo, la réussite de Simandou 2040 ne se limite pas aux infrastructures ni à l’exploitation des ressources naturelles. Elle repose aussi sur la capacité du pays à mobiliser son intelligence collective.
Sa conclusion résume l’ensemble de son propos : « Simandou 2040 ne se construira pas uniquement avec des infrastructures et des ressources naturelles. Il se construira aussi grâce à notre intelligence collective, à notre capacité d’innovation et à notre excellence scientifique. »
SOW Telico, pour Educationactu.com












