Les candidats à la session de rattrapage du baccalauréat unique 2026 peuvent désormais souffler. Après avoir initialement annoncé que ces derniers ne pourraient pas être orientés vers les universités publiques, le ministère de l’Éducation Nationale, de l’Alphabétisation, de l’Enseignement Technique et de la Formation Professionnelle (MENA-ETFP) est revenu sur sa décision.
Un projet initial d’orientation prioritaire vers le professionnel
Au lendemain de la publication des résultats de la session ordinaire, la position du ministère semblait pourtant catégorique. Le directeur général des examens et du contrôle scolaire, Mamady 49 Keïta, avait affirmé que les admis du rattrapage seraient réorientés vers la formation professionnelle : « Après leur formation professionnelle, ils pourront, grâce au système de passerelles, poursuivre leurs études à l’université. Ils peuvent également utiliser leur diplôme pour continuer leurs études à l’étranger. Il n’y a donc aucune différence entre les diplômes obtenus à la session ordinaire et ceux de la session de rattrapage. » Mamady 49 Keïta
Cette directive avait d’ailleurs été confirmée dans une note officielle du ministère, précisant que les bacheliers du rattrapage bénéficieraient d’une « orientation prioritaire vers les filières de l’Enseignement Technique et de la Formation Professionnelle ».
Un retour à l’égalité des chances pour le Supérieur
Face aux inquiétudes suscitées chez de nombreux bacheliers et familles, les autorités éducatives ont finalement rectifié le tir. Dans le communiqué officiel annonçant le calendrier de la session de rattrapage, le département a acté l’égalité de traitement : « Les candidats déclarés admis à la session de rattrapage du Baccalauréat Unique, session 2026, bénéficieront des mêmes conditions d’orientation dans les établissements d’enseignement supérieur que les candidats admis à l’issue de la session ordinaire. » Extrait du communiqué du MENA-ETFP
Un ouf de soulagement pour les bacheliers
Ce revirement est accueilli comme une excellente nouvelle par les futurs candidats au rattrapage, dont la majorité ambitionnait d’intégrer directement le cursus universitaire.
Bien que le gouvernement guinéen ait consenti d’importants investissements ces dernières années pour moderniser l’enseignement technique et l’adapter au marché de l’emploi, la possibilité de choisir librement entre l’université et les écoles professionnelles demeure une garantie essentielle pour les admis de cette session.
Kadiatou Diallo, pour Educationactu.com











