L’Université de Labé ne se contente plus de délivrer des parchemins ; elle fabrique des experts. Grâce à une formation intensive en Conception et Fabrication Assistée par Ordinateur (CFAO) soutenue par l’AFD, l’institution transforme son « Tech-Hub » en un véritable moteur industriel pour la région. Entre impression 3D et broderie numérique, focus sur une mutation qui change la donne pour l’employabilité des jeunes.
Quatre jours pour basculer dans une autre dimension. À Labé, 25 pionniers — étudiants, chercheurs et techniciens — viennent de dompter les outils du futur. Financée par l’Agence Française de Développement (AFD), cette session n’était pas qu’une simple ligne sur un CV, mais une immersion totale dans l’univers des Fab-Labs.
Le « Lab-in-Tech » : Plus qu’un centre, un levier économique

Porté par le Service Statistiques, Projet et Planification, ce projet veut rentabiliser quatre années d’investissement. Samba Diouma CAMARA, chef de service, est catégorique : il faut viabiliser ces équipements de pointe.

Le Tech-Hub de Labé ne se limite pas à la théorie. On y croise des profils atypiques : des étudiantes déjà maîtresses couturières qui viennent moderniser leur art. Ici, le numérique rencontre l’artisanat traditionnel. L’objectif est clair : sortir de l’université avec un diplôme en poche et une compétence technique immédiate en main.
La vision du Recteur : « Fabriquer et concrétiser des idées »

Pour le Dr Mohamed Cherif SOW, Recteur de l’université et lui-même formateur sur cette session, l’enjeu dépasse les murs du campus.
« Nous sommes les premiers à initier des Tech-Hub universitaires intégrant un FAB-Lab. C’est l’espace par excellence pour concrétiser des idées », affirme-t-il avec conviction.
Pour lui, cette deuxième phase d’opérationnalisation vise l’excellence : faire de Labé la référence guinéenne en entrepreneuriat numérique et en recherche-innovation.
Témoignages : Le choc du concret

Sur le terrain, la satisfaction ne se cache pas.
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SOW Thierno Saidou, diplômé en licence pro, se dit désormais capable de créer ses propres motifs numériques et de les produire mécaniquement. « Je suis prêt pour le marché », lance-t-il.
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Mouminatou Lamarana CAMARA, étudiante en économie et couturière de métier, y voit une opportunité de moderniser sa passion. Pour elle, la broderie numérique n’est plus un mystère, mais un outil de compétitivité.
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