Dans les Institutions d’Enseignement Supérieur publiques de Guinée, plusieurs Étudiants se plaignent des conditions de vie précaires. À l’Université de Labé, située dans la sous-préfecture de Hafia, à 22 kilomètres de la commune urbaine, notre reporter s’est intéressé au quotidien de certains Étudiants en ce début d’année Universitaire.
Si la plupart des interlocuteurs saluent la qualité de la formation dispensée et l’engagement des Enseignants-Chercheurs, ils interpellent néanmoins les autorités sur la dure réalité des conditions de vie, notamment en matière de logement et de nourriture.
« Les conditions de vie ici sont très, très difficiles, surtout en ce qui concerne les condiments. Mais il faut reconnaître qu’il y a une bonne formation. Nous sommes là pour apprendre, et nous sollicitons humblement l’aide des autorités et des personnes de bonne volonté pour améliorer nos conditions de vie, afin de suivre notre cycle universitaire dans la tranquillité », a déclaré Séverin THEA, Étudiant en Licence 1 Lettres modernes.
De son côté, Kpakilé KPOGOMOU a également salué la qualité de la formation, tout en insistant sur la cherté de la vie et la difficulté à se loger.
« Je demande aux autorités et aux hauts cadres du pays de nous venir en aide, surtout en ce qui concerne la situation du logement », a-t-il plaidé.
Concernant la restauration, l’étudiant explique que les étudiants s’organisent entre eux pour subvenir à leurs besoins alimentaires.
« Pour le manger, nous faisons des contributions. Par exemple, dans notre cabine, nous sommes cinq (5). Chacun donne 10 000 francs guinéens par semaine. Nous réunissons la somme pour acheter des condiments et autres produits, puis nous cuisinons nous-mêmes au campus », a-t-il expliqué.
Hors micro, plusieurs Étudiants de première année ont également confirmé ces difficultés.
« Si vous n’avez pas de parents ici ou un soutien, c’est très difficile de s’en sortir. Il y a les maladies, les imprévus, et bien d’autres problèmes », a confié l’une d’entre elles.
Toutefois, certains étudiants disent ne pas encore être confrontés à de grandes difficultés.
« Je viens d’arriver il y a environ cinq jours. Pour le moment, je ne rencontre pas encore de problèmes majeurs », a indiqué, sous anonymat, un étudiant de Licence 1 en Gestion.
Reste à savoir si les autorités et les bonnes volontés entendront ces cris du cœur. L’avenir nous le dira.
De retour de Labé, Kadiatou Diallo pour Educationactu.com

























