Geste d’apaisement ou calme avant la tempête ? Plus de 100 étudiants arrêtés lundi ont été libérés ce mercredi soir. Mais ce soulagement est percuté de plein fouet par les révélations de la médecine légale : la thèse du malaise pour Abdoulaye BA est balayée par des preuves de violences sévères.
Un élargissement massif des détenus
Sur les 107 étudiants placés en garde à vue après les affrontements sanglants du début de semaine, la quasi-totalité a pu regagner son domicile.
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Le chiffre : Plus de 100 libérations enregistrées.
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L’objectif : Désamorcer la bombe sociale sur le campus et répondre aux familles.
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Le bémol : Une poignée d’étudiants reste derrière les barreaux. Ils font face à des chefs d’inculpation graves liés directement aux violences ayant entraîné la mort.
Autopsie : Le scénario du malaise s’effondre
C’est le point de bascule de ce dossier. Le rapport médical rendu public vient contredire les premières rumeurs qui circulaient.
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Les faits : L’autopsie révèle des traumatismes multiples et sévères.
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Le démenti : Les légistes écartent formellement le « simple malaise respiratoire ».
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L’enjeu : Ces conclusions placent désormais les forces de l’ordre et les autorités face à leurs responsabilités judiciaires.
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« Ce rapport pourrait constituer un nouveau tournant dans le bras de fer engagé entre l’État et la communauté estudiantine. »
Un climat sous haute tension
Si la libération des camarades est un premier pas vers le dialogue, la nature des blessures d’Abdoulaye Ba risque de raviver la colère dans les amphis. La justice, comme l’avait promis la ministre, est désormais attendue au tournant des preuves scientifiques.
Décryptage : SOW Telico (avec les infos de Dakaractu et L’Observateur)


























