L’école guinéenne doit nourrir ses enfants avec ses propres récoltes. C’est le message fort issu de la rencontre, ce jeudi 26 février, entre le ministre de l’Éducation nationale, Alpha Bacar BARRY, et le Représentant du PAM, Cyridion Usengumuremyi. Objectif : transformer l’assiette de l’élève en levier de développement local.

Une alliance stratégique avec le PAM
Le Programme Alimentaire Mondial (PAM) n’est plus seulement un fournisseur, il devient un partenaire technique. Les discussions ont porté sur la création d’une Politique Publique de l’Alimentation Scolaire. Finis les dispositifs précaires : la Guinée vise une stratégie nationale structurée avec :
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Un plan opérationnel rigoureux.
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Des mécanismes de financement durables.
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Une expertise conjointe pour un déploiement rapide.
Du champ à l’assiette : Le circuit court comme priorité
L’innovation majeure de cette rencontre réside dans la volonté du ministre d’intégrer les chaînes de valeur locales. L’idée est simple mais puissante : ce que les élèves mangent doit être produit par les communautés environnantes.

« Le lien entre l’école et la communauté est un levier déterminant de développement territorial », a martelé Alpha Bacar BARRY.
Cette approche permet de faire d’une pierre deux coups : assurer la pérennité des cantines et booster l’économie des agriculteurs locaux.

Nos écoles techniques au cœur du dispositif
Pour garantir cette souveraineté alimentaire, le ministère compte mobiliser ses propres forces vives :
Les écoles d’agriculture et d’élevage : Pour la production et l’expérimentation.
Le secteur privé agricole : Pour la fourniture à grande échelle.
L’Enseignement Technique : Pour la structuration des filières.


Educationactu.com et MENA-METFP

























