Fidèle à ses principes de promotion rigoureuse de la Qualité et de l’Excellence Académique, l’Autorité Nationale d’Assurance Qualité dans l’Enseignement, la Formation et la Recherche (ANAQ) s’engage dans un nouveau chantier majeur : le suivi rigoureux des Programmes et Institutions. Cette démarche vise à consolider les acquis et à corriger les lacunes constatées dans leur fonctionnement.
L’annonce a été faite ce Vendredi 7 novembre 2025 par le Professeur Kabiné OULARE, Secrétaire Exécutif de l’ANAQ a déclaré que les avis favorables à l’accréditation ou à l’habilitation seront désormais révocables si le plan de remédiation n’est pas exécuté à au moins 80 % dans les délais impartis.
« Désormais, la remédiation est un passage obligatoire pour toutes les institutions qui se soumettent aux évaluations de l’ANAQ », a affirmé le Professeur OULARE.
Depuis le lancement de ses processus d’Accréditation et d’Évaluation, l’ANAQ délivre des avis assortis de réserves, signalant des faiblesses dans les programmes et les institutions. Jusqu’ici, cette remédiation n’était pas obligatoire.
Mais pour le Secrétaire Exécutif, cette nouvelle étape est indispensable pour maintenir le niveau de qualité et capitaliser sur les acquis. « Sans remédiation suite à une évaluation, le niveau risque de baisser. Nous constatons que les premiers programmes que nous avons évalués en sont à leur deuxième cycle, et nous revenons avec les mêmes difficultés et les mêmes faiblesses », a-t-il expliqué
Pour corriger ces insuffisances, le Conseil Scientifique de l’ANAQ a validé un plan de remédiation qui sera désormais partagé à toutes les entités évaluées. Selon ce plan :
- Les programmes accrédités disposent de deux ans pour corriger 80 % des faiblesses ;
- Les programmes habilités auront trois ans pour atteindre le même seuil.
« Si au bout de deux ans, les 80 % de faiblesses ne sont pas corrigées, l’accréditation sera retirée », a averti le Professeur OULARE.
Cette mesure, qui entre en vigueur dès cette saison, s’appliquera de façon rétroactive. Ainsi, les programmes évalués l’année dernière sont également concernés.
Pour garantir l’efficacité du dispositif, l’ANAQ prévoit la mise en place d’un mécanisme de suivi et de reporting. Chaque Institution devra produire un rapport semestriel sur les faiblesses corrigées, tandis que l’ANAQ publiera un rapport trimestriel sur ses propres manquements à améliorer.
« C’est une mesure phare. Nous espérons que toutes les institutions s’y mettront », a insisté le Secrétaire Exécutif, précisant que certaines remédiations peuvent concerner des points simples, comme la signature d’ordres de mission.
L’ANAQ-Guinée compte aussi partager un canevas du plan de remédiation, organiser des formations et renforcements de capacités pour son élaboration, et en assurer le suivi régulier.
En perspective, l’Institution envisage de renforcer son cadre de concertation avec ses partenaires à travers la création d’un conseil consultatif, afin de mieux prendre en compte leurs retours.
Enfin, rappelons que lors de la proclamation des résultats définitifs des évaluations 2024-2025, trois établissements sur quatre ont obtenu un avis favorable à l’Habilitation, soit 75 % de réussite, tandis que 19 programmes sur 29 ont été Accrédités, représentant 65 % de réussite, selon la délibération du Conseil Scientifique.




SOW Telico, pour Educationactu.com

























