Une élève de 10ᵉ année, Kadiatou SOUMAH, est décédée ce mardi matin dans un établissement scolaire de la capitale, après des violences survenues dans le cadre de la grève générale déclenchée dans le secteur de l’éducation.
Selon son professeur, témoin direct, la matinée avait débuté sans incident particulier : montée des couleurs, installation en classe, ambiance calme. Quelques instants avant le drame, Kadiatou échangeait encore des plaisanteries avec lui.
Mais vers 9 heures, des groupes d’élèves en provenance des quartiers de Ratoma et Taouyah auraient pris l’école pour cible, lançant des pierres et semant la panique. C’est dans cette confusion que la jeune fille a été grièvement touchée. La nature exacte de ses blessures n’a pas encore été officiellement précisée.
Une crise Scolaire qui dégénère
Ce drame intervient dans un contexte de grève nationale initiée par l’Intersyndicale de l’Éducation. Depuis le 1ᵉʳ décembre, plusieurs syndicats réclament la signature d’un « statut particulier » pour les enseignants, l’amélioration des conditions de travail, la régularisation des enseignants contractuels et des garanties pour les retraités non reconnus.
Le 2 décembre, un protocole d’accord a bien été signé entre le gouvernement et une partie de l’intersyndicale. Mais la FSPE et le SNE l’ont rejeté, jugeant le document « non inclusif ».
La grève se poursuit donc, paralysant de nombreux établissements et accentuant les tensions.
Un Choc et de nombreuses Interrogations
L’annonce du décès de Kadiatou a profondément bouleversé la communauté éducative. Parents, élèves et enseignants expriment leur colère et leurs interrogations :
Comment une mobilisation censée défendre l’école a-t-elle pu conduire à une telle tragédie ?
Certains syndicats pointent du doigt des groupes qualifiés de « loubards », accusés d’être manipulés pour alimenter le chaos. D’autres appellent les autorités à renforcer la sécurité autour des écoles afin de prévenir de nouveaux incidents.
Le drame relance également le débat sur les responsabilités : État, syndicats, encadrement scolaire… chacun est interpellé.
Un Appel à la Responsabilité pour Éviter d’autres drames
Au-delà de l’émotion, le décès de Kadiatou SOUMAH révèle la fragilité du système éducatif guinéen face aux crises sociales. À l’heure où les négociations doivent reprendre, syndicats, autorités et acteurs scolaires sont appelés à faire preuve d’apaisement, de responsabilité et de transparence.
L’enjeu est majeur : garantir un environnement sécurisé pour les élèves, protéger les enseignants et restaurer la confiance des parents.
Ce drame doit également encourager une réflexion profonde sur les réformes nécessaires pour bâtir une école stable, protectrice et tournée vers l’avenir.
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