L’annonce du Ministère de l’Enseignement Pré-Universitaire et de l’Alphabetisation fixant l’ouverture des classes au 15 septembre 2025 suscite une vive contestation à Mamou. Enseignants et Parents d’Élèves dénoncent une décision jugée précipitée et déconnectée des réalités du terrain, alors que le pays traverse une conjoncture économique difficile.
Pour Amadou Djouldé, Enseignant, cette date est irréaliste et risque de compliquer la reprise :
« S’ils décident de maintenir cette date, il y aura beaucoup de problèmes pour les enseignants et les directeurs d’école. Les établissements ne sont pas encore prêts. Il vaudrait mieux repousser au 25 septembre afin de permettre aux uns et aux autres de s’organiser. Certains collègues sont encore en déplacement, et beaucoup de familles n’ont pas encore les moyens d’acheter les fournitures scolaires. »
Dans le même sens, Mme DABO, enEseignante et mère de famille, interpelle directement le ministre Jean Paul CEDY :
« Le 15 septembre n’est pas une bonne décision. Dans le contexte actuel, cela ne nous arrange pas. Nous demandons le report de cette date. »
Plus virulent, Balla MANSARE, également enseignant, estime que la décision manque de sérieux :
« Cette ouverture est trop proche, et surtout à quelques jours du référendum. Cela va pénaliser enseignants, élèves et parents. Les autorités doivent revoir leur copie. »
Les inquiétudes ne concernent pas que les enseignants. À Mamou, Ousmane DIALLO, père de quatre enfants, confie son amertume :
« Je ne vois pas de sérieux dans cette décision. Eux sont sous les climatiseurs, pendant que nous, parents, devons affronter le soleil, la pluie et les difficultés quotidiennes. L’État doit reprogrammer cette rentrée au lieu de faire souffrir uniquement les pauvres citoyens que nous sommes. »
Dans une ville carrefour comme Mamou, de nombreux parents se demandent comment réunir les moyens nécessaires pour préparer correctement leurs enfants à cette rentrée. Les problèmes d’accès aux salaires, la cherté de la vie et la pression économique aggravent les inquiétudes.
Ainsi, entre mécontentement des enseignants, angoisse des parents et intransigeance du ministère, la rentrée scolaire 2025-2026 en Guinée s’annonce déjà sous haute tension. La grande interrogation demeure : le 15 septembre sera-t-il maintenu ou réajusté ?
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