Ce 10 février 2026, l’Université de Julius NYERERE de Kankan a accueilli la restitution d’une étude anthropologique majeure menée par le CIRD. Intégré au programme AMIS, ce travail de terrain vise à déconstruire les ressorts psychologiques et sociaux de l’immigration clandestine chez les jeunes Guinéens pour proposer, enfin, un discours qui porte.
Un diagnostic scientifique pour une action ciblée
Porté par Expertise France et l’Union Européenne, le projet AMIS (Accompagnement, Mobilité, Insertion et Sensibilisation) ne se contente plus de slogans. La mission confiée au CIRD (Centre d’Innovation et de Recherche pour le Développement) consiste à s’immerger dans dix localités stratégiques du pays pour comprendre pourquoi on part.
« L’enjeu est de produire des connaissances fondées sur des récits de vie pour ajuster nos messages de prévention aux réalités locales. »
Kankan au cœur de l’enquête
Sous la direction de Dr Mohamed SACKO, enseignant-chercheur, l’étude menée dans la zone Kankan-Kouroussa a mis en lumière les leviers socioculturels — poids de la famille, influence de la diaspora — qui poussent à l’exil.
Le Vice-Recteur de l’université, le Pr Mamadou Dindé DIALLO, a salué une initiative nécessaire pour offrir aux étudiants des perspectives concrètes et rationnelles face aux risques de la traite humaine.
Les 3 piliers du programme AMIS :
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Réintégration : Faciliter le retour et l’insertion économique des migrants.
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Prévention : Identifier les leviers qui influencent le départ irrégulier.
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Sécurisation : Promouvoir des voies de mobilité régulières et sûres.
La jeunesse comme relais de sensibilisation
L’atelier s’est achevé sur une note d’engagement. Pour Fatoumata FOFANA, étudiante présente, l’heure est à la transmission : « Je me réjouis de cette opportunité et je promets de porter ce message auprès de mes pairs. » L’objectif est clair : transformer chaque participant en ambassadeur pour éradiquer un phénomène qui fragilise la couche juvénile guinéenne. Entre rigueur scientifique et mobilisation citoyenne, le CIRD et ses partenaires posent les bases d’une nouvelle politique migratoire, plus humaine et mieux informée.
Bien que les données proviennent de trente localités représentatives de toute la diversité géographique guinéenne, seuls dix chefs-lieux de préfecture ont été retenus pour la présentation des résultats.
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