La grève générale et illimitée déclenchée ce lundi 1er décembre 2025 par l’Intersyndicale de l’Éducation a provoqué des tensions à Kindia, bien loin du calme habituel de la cité.
Dans des écoles publiques, le mot d’ordre a été suivi presque unanimement. Pas de cours, pas d’enseignants, et des établissements désertés dès les premières heures. Ce vide a rapidement créé un climat propice aux débordements.
Selon les témoignages recueillis sur place, plusieurs écoles privées avaient pourtant tenté de maintenir leurs activités. Mais très vite, la situation a dégénéré. Binta Baldé, commerçante, raconte avoir été contrainte d’interrompre son activité pour récupérer ses deux enfants à Wondima: « On nous a appelés pour nous prévenir que des groupes d’élèves lançaient des pierres vers les écoles privées. On n’a pas voulu prendre de risques », explique-t-elle.
Des élèves, visiblement sortis des établissements publics paralysés par la grève, se sont mis à caillasser les écoles voisines. Pris de panique, les responsables des établissements privés ont préféré renvoyer les enfants chez eux pour éviter que les incidents ne se transforment en affrontements plus graves.
En quelques minutes, l’agitation s’est propagée dans plusieurs quartiers de la ville. Les cours ont été suspendus, et la plupart des écoles privées ont fermé leurs portes bien avant midi.
Cette journée, qui ne devait être qu’un premier acte de mobilisation syndicale, a finalement plongé le système éducatif de Kindia dans une atmosphère de peur et d’incertitude. Les parents espèrent désormais un retour rapide au calme pour éviter que de telles scènes ne se répètent.

























