Slogans :
- L’excellence n’a pas de système, elle a du mérite.
- Tous brillants, tous méritants.
- La diversité linguistique au service de l’excellence et de l’émergence économique de la 𝐆𝐮𝐢𝐧𝐞́𝐞.
𝟏. 𝐔𝐧 𝐩𝐚𝐭𝐫𝐢𝐦𝐨𝐢𝐧𝐞 𝐞́𝐝𝐮𝐜𝐚𝐭𝐢𝐟 𝐚𝐧𝐜𝐫𝐞́ 𝐝𝐚𝐧𝐬 𝐥’𝐡𝐢𝐬𝐭𝐨𝐢𝐫𝐞
L’enseignement de la science en langue arabe a marqué la Guinée pendant des siècles. Les manuscrits littéraires, historiques et scientifiques légués par nos érudits arabophones témoignent d’un âge d’or où la langue arabe était un vecteur de savoir, de culture et de rayonnement intellectuel.
Durant la période coloniale, ces intellectuels ont joué un rôle majeur dans la résistance anticoloniale. Mais peu à peu, avec l’avènement du système éducatif français, ils furent remplacés par une nouvelle élite francophone. 𝐋’𝐚𝐫𝐚𝐛𝐞 𝐞𝐬𝐭 𝐚𝐥𝐨𝐫𝐬 𝐫𝐞𝐬𝐭𝐞́ 𝐬𝐨𝐮𝐯𝐞𝐧𝐭 𝐚𝐬𝐬𝐨𝐜𝐢𝐞́ 𝐚𝐮 𝐝𝐨𝐦𝐚𝐢𝐧𝐞 𝐫𝐞𝐥𝐢𝐠𝐢𝐞𝐮𝐱, 𝐫𝐞𝐥𝐞́𝐠𝐮𝐚𝐧𝐭 𝐚𝐮 𝐬𝐞𝐜𝐨𝐧𝐝 𝐩𝐥𝐚𝐧 𝐬𝐨𝐧 𝐫𝐨̂𝐥𝐞 𝐬𝐜𝐢𝐞𝐧𝐭𝐢𝐟𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐞𝐭 𝐜𝐮𝐥𝐭𝐮𝐫𝐞𝐥.
Pourtant, l’enseignement franco-arabe occupe aujourd’hui une place stratégique, représentant plus de 𝟐𝟎% du système éducatif national et formant des générations d’élèves bilingues capables de naviguer entre deux univers linguistiques et culturels.
𝟐. 𝐇𝐢𝐬𝐭𝐨𝐫𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐞𝐭 𝐬𝐭𝐫𝐮𝐜𝐭𝐮𝐫𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧
L’implantation du système franco-arabe s’est construite par étapes, portée par de grands pionniers comme 𝐂𝐡𝐞𝐢𝐤𝐡 𝐎𝐮𝐦𝐚𝐫 𝐂𝐚𝐦𝐚𝐫𝐚 (𝐊𝐚𝐧𝐤𝐚𝐧, 𝟏𝟗𝟐𝟓), 𝐂𝐡𝐞𝐢𝐤𝐡 𝐌𝐨𝐡𝐚𝐦𝐞𝐝 𝐅𝐚𝐝𝐢𝐠𝐚 (𝐊𝐢𝐧𝐝𝐢𝐚, 𝟏𝟗𝟒𝟒) 𝐨𝐮 𝐄𝐥𝐡𝐚𝐝𝐣 𝐅𝐨𝐝𝐞́ 𝐒𝐨𝐫𝐢𝐛𝐚 𝐂𝐚𝐦𝐚𝐫𝐚 (𝐍𝐳𝐞́𝐫𝐞́𝐤𝐨𝐫𝐞́, 𝟏𝟗𝟒𝟕).
𝐄𝐧 𝟏𝟗𝟕𝟕, 𝐥𝐞𝐬 𝐞́𝐜𝐨𝐥𝐞𝐬 𝐚𝐫𝐚𝐛𝐞𝐬 𝐬𝐨𝐧𝐭 𝐨𝐟𝐟𝐢𝐜𝐢𝐞𝐥𝐥𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐢𝐧𝐭𝐞́𝐠𝐫𝐞́𝐞𝐬 𝐚𝐮 𝐬𝐲𝐬𝐭𝐞̀𝐦𝐞 𝐞́𝐝𝐮𝐜𝐚𝐭𝐢𝐟 𝐠𝐮𝐢𝐧𝐞́𝐞𝐧 𝐬𝐨𝐮𝐬 𝐥𝐞 𝐧𝐨𝐦 𝐝𝐞 𝐌𝐄𝐃𝐄𝐑𝐒𝐀.
En 𝟏𝟗𝟖𝟖, un programme national d’enseignement arabe est mis en place avec l’appui de 𝐥’𝐈𝐒𝐄𝐒𝐂𝐎.
En 𝟏𝟗𝟗𝟎, les examens nationaux pour cette filière sont instaurés.
En 𝟏𝟗𝟗𝟐, le BAC franco-arabe voit le jour, permettant aux lauréats d’intégrer l’université dans diverses filières.
Depuis, plusieurs universités publiques et privées, ainsi que des instituts supérieurs, offrent des formations avancées en langue et civilisation arabes, jusqu’au niveau doctoral.
𝟑. 𝐔𝐧 𝐨𝐮𝐭𝐢𝐥 𝐬𝐭𝐫𝐚𝐭𝐞́𝐠𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐥𝐚 𝐆𝐮𝐢𝐧𝐞́𝐞
L’enseignement franco-arabe porte une vision claire : 𝒇𝒐𝒓𝒎𝒆𝒓 𝒖𝒏 𝒄𝒂𝒅𝒓𝒆 𝒈𝒖𝒊𝒏𝒆́𝒆𝒏 𝒅𝒐𝒕𝒆́ 𝒅’𝒖𝒏𝒆 𝒅𝒐𝒖𝒃𝒍𝒆 𝒄𝒖𝒍𝒕𝒖𝒓𝒆 𝒆𝒕 𝒅’𝒖𝒏 𝒑𝒍𝒖𝒓𝒊𝒍𝒊𝒏𝒈𝒖𝒊𝒔𝒎𝒆 𝒆𝒇𝒇𝒊𝒄𝒂𝒄𝒆 𝒑𝒐𝒖𝒓 𝒎𝒊𝒆𝒖𝒙 𝒔𝒆𝒓𝒗𝒊𝒓 𝒍𝒆 𝒑𝒂𝒚𝒔.
𝑺𝒆𝒔 𝒐𝒃𝒋𝒆𝒄𝒕𝒊𝒇𝒔 𝒎𝒂𝒋𝒆𝒖𝒓𝒔 𝒔𝒐𝒏𝒕 :
- 𝑭𝒐𝒓𝒎𝒆𝒓 𝒅𝒆𝒔 𝒑𝒐𝒍𝒚𝒈𝒍𝒐𝒕𝒕𝒆𝒔 𝒄𝒂𝒑𝒂𝒃𝒍𝒆𝒔 𝒅𝒆 𝒅𝒆́𝒇𝒆𝒏𝒅𝒓𝒆 𝒍𝒆𝒔 𝒊𝒏𝒕𝒆́𝒓𝒆̂𝒕𝒔 𝒈𝒖𝒊𝒏𝒆́𝒆𝒏𝒔 𝒔𝒖𝒓 𝒍𝒂 𝒔𝒄𝒆̀𝒏𝒆 𝒊𝒏𝒕𝒆𝒓𝒏𝒂𝒕𝒊𝒐𝒏𝒂𝒍𝒆.
- 𝑪𝒐𝒏𝒕𝒓𝒊𝒃𝒖𝒆𝒓 𝒂𝒖 𝒅𝒆́𝒗𝒆𝒍𝒐𝒑𝒑𝒆𝒎𝒆𝒏𝒕 𝒔𝒐𝒄𝒊𝒐-𝒆́𝒄𝒐𝒏𝒐𝒎𝒊𝒒𝒖𝒆 𝒂̀ 𝒕𝒓𝒂𝒗𝒆𝒓𝒔 𝒖𝒏𝒆 𝒎𝒂𝒊𝒏-𝒅’œ𝒖𝒗𝒓𝒆 𝒊𝒏𝒔𝒕𝒓𝒖𝒊𝒕𝒆, 𝒃𝒊𝒍𝒊𝒏𝒈𝒖𝒆 𝒆𝒕 𝒐𝒖𝒗𝒆𝒓𝒕𝒆 𝒂𝒖 𝒎𝒐𝒏𝒅𝒆 𝒂𝒓𝒂𝒃𝒐-𝒎𝒖𝒔𝒖𝒍𝒎𝒂𝒏 𝒄𝒐𝒎𝒎𝒆 𝒂𝒖 𝒎𝒐𝒏𝒅𝒆 𝒇𝒓𝒂𝒏𝒄𝒐𝒑𝒉𝒐𝒏𝒆.
𝟒. 𝐔𝐧 𝐬𝐲𝐬𝐭𝐞̀𝐦𝐞 𝐞𝐱𝐢𝐠𝐞𝐚𝐧𝐭, 𝐦𝐚𝐢𝐬 𝐩𝐞𝐮 𝐫𝐞𝐜𝐨𝐧𝐧𝐮
Les élèves du système franco-arabe passent les mêmes examens nationaux que ceux du système général. Pourtant, leurs réussites restent souvent dans l’ombre.
Cette absence de reconnaissance publique crée une injustice symbolique et nourrit une marginalisation injustifiée.
Or, la réussite dans ce système demande un double effort :
- 𝑴𝒂𝒊̂𝒕𝒓𝒊𝒔𝒆𝒓 𝒅𝒆𝒖𝒙 𝒍𝒂𝒏𝒈𝒖𝒆𝒔 𝒂𝒗𝒆𝒄 𝒅𝒆𝒔 𝒔𝒚𝒔𝒕𝒆̀𝒎𝒆𝒔 𝒅’𝒆́𝒄𝒓𝒊𝒕𝒖𝒓𝒆 𝒆𝒕 𝒅𝒆 𝒑𝒆𝒏𝒔𝒆́𝒆 𝒅𝒊𝒇𝒇𝒆́𝒓𝒆𝒏𝒕𝒔.
- 𝑨𝒔𝒔𝒊𝒎𝒊𝒍𝒆𝒓 𝒖𝒏 𝒑𝒓𝒐𝒈𝒓𝒂𝒎𝒎𝒆 𝒔𝒄𝒐𝒍𝒂𝒊𝒓𝒆 𝒅𝒆𝒏𝒔𝒆 𝒊𝒏𝒕𝒆́𝒈𝒓𝒂𝒏𝒕 𝒍𝒆𝒔 𝒅𝒊𝒔𝒄𝒊𝒑𝒍𝒊𝒏𝒆𝒔 𝒔𝒄𝒊𝒆𝒏𝒕𝒊𝒇𝒊𝒒𝒖𝒆𝒔, 𝒍𝒊𝒕𝒕𝒆́𝒓𝒂𝒊𝒓𝒆𝒔 𝒆𝒕 𝒓𝒆𝒍𝒊𝒈𝒊𝒆𝒖𝒔𝒆𝒔.
𝟓. 𝐋𝐞 𝐩𝐫𝐨𝐣𝐞𝐭 “𝐄́𝐭𝐨𝐢𝐥𝐞𝐬 𝐝𝐮 𝐅𝐫𝐚𝐧𝐜𝐨-𝐀𝐫𝐚𝐛𝐞” : 𝐜𝐞́𝐥𝐞́𝐛𝐫𝐞𝐫 𝐥’𝐞𝐱𝐜𝐞𝐥𝐥𝐞𝐧𝐜𝐞
Pour corriger ce déficit de reconnaissance, 𝐥𝐚 𝟏ʳᵉ 𝐞́𝐝𝐢𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐮 𝐩𝐫𝐨𝐣𝐞𝐭 “𝐄́𝐭𝐨𝐢𝐥𝐞𝐬 𝐝𝐮 𝐅𝐫𝐚𝐧𝐜𝐨-𝐀𝐫𝐚𝐛𝐞” ambitionne de :
- Célébrer les trois premiers lauréats de chaque niveau d’examen national (𝐂𝐄𝐄, 𝐁𝐄𝐏𝐂, 𝐁𝐀𝐂) du système franco-arabe, toutes options confondues.
- Leur offrir des distinctions, des cadeaux, des opportunités éducatives et une forte visibilité publique.
- Favoriser l’unité éducative en invitant les meilleurs élèves du système général comme hôtes d’honneur.
- Créer un Réseau d’Excellence des Lauréats pour encourager le mentorat, l’accompagnement et la solidarité entre générations.
𝟔. 𝐀𝐜𝐭𝐢𝐯𝐢𝐭𝐞́𝐬 𝐞𝐭 𝐫𝐞𝐭𝐨𝐦𝐛𝐞́𝐞𝐬 𝐚𝐭𝐭𝐞𝐧𝐝𝐮𝐞𝐬
L’événement comprendra :
- Une cérémonie de distinction avec trophées, médailles, bourses et cadeaux.
- Des interventions inspirantes d’acteurs du système éducatif.
- Des portraits et interviews médiatisés des lauréats.
- Des animations éducatives et culturelles.
- Une conférence sur la revalorisation du franco-arabe.
Les retombées espérées sont :
- Renforcer la motivation des élèves et créer une émulation dans les écoles.
- Réduire les inégalités symboliques entre filières éducatives.
- Attirer l’engagement des institutions et partenaires pour le développement de l’éducation.
- Constituer un réseau pérenne de jeunes modèles d’excellence.
- Conclusion
L’enseignement franco-arabe est bien plus qu’un simple choix de filière : c’est un pont entre deux mondes linguistiques et culturels. Il prépare des citoyens capables de penser et d’agir dans un monde multipolaire.
𝐋𝐞 𝐩𝐫𝐨𝐣𝐞𝐭 “𝐄́𝐭𝐨𝐢𝐥𝐞𝐬 𝐝𝐮 𝐅𝐫𝐚𝐧𝐜𝐨-𝐀𝐫𝐚𝐛𝐞” 𝐬’𝐢𝐧𝐬𝐜𝐫𝐢𝐭 𝐝𝐚𝐧𝐬 𝐜𝐞𝐭𝐭𝐞 𝐯𝐢𝐬𝐢𝐨𝐧 : 𝐫𝐞𝐜𝐨𝐧𝐧𝐚𝐢̂𝐭𝐫𝐞, 𝐜𝐞́𝐥𝐞́𝐛𝐫𝐞𝐫 𝐞𝐭 𝐚𝐜𝐜𝐨𝐦𝐩𝐚𝐠𝐧𝐞𝐫 𝐜𝐞𝐬 𝐭𝐚𝐥𝐞𝐧𝐭𝐬, 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐪𝐮𝐞 𝐩𝐥𝐮𝐬 𝐣𝐚𝐦𝐚𝐢𝐬 𝐥’𝐞𝐱𝐜𝐞𝐥𝐥𝐞𝐧𝐜𝐞 𝐧𝐞 𝐬𝐨𝐢𝐭 𝐢𝐠𝐧𝐨𝐫𝐞́𝐞 𝐚̀ 𝐜𝐚𝐮𝐬𝐞 𝐝𝐮 𝐬𝐲𝐬𝐭𝐞̀𝐦𝐞 𝐩𝐚𝐫 𝐥𝐞𝐪𝐮𝐞𝐥 𝐞𝐥𝐥𝐞 𝐬’𝐞𝐬𝐭 𝐞𝐱𝐩𝐫𝐢𝐦𝐞́𝐞.
Parce qu’en Guinée, l’excellence n’a pas de système, elle a du mérite.
Service Communication : SNEFAG

























