« On a frôlé le pire » : encore sous le choc, Moussa MAGASSOUBA, Directeur Général du Groupe Scolaire Wodia BÉRÉTÉ, brise le silence. Ce jeudi 26 février, une Toyota RAV4 a pulvérisé la clôture de son établissement, s’arrêtant net à quelques mètres d’une salle de classe. Entre colère et soulagement, le responsable dénonce l’irresponsabilité de certains conducteurs et interpelle directement les autorités sur l’insécurité routière qui menace quotidiennement ses élèves à Hafia Minière dans la commune de Dixinn.
Le scénario du pire évité par un pilier
Il est un peu plus de 8 heures au quartier Hafia Minière Centre. Les élèves viennent tout juste de finir la montée des couleurs et de regagner leurs bancs. C’est à cet instant précis qu’un fracas assourdissant déchire le calme de l’étude.

Une Toyota RAV4, conduite par une dame ayant perdu toute maîtrise de son véhicule, vient d’emboutir violemment l’enceinte de l’école. Selon le Directeur Général, Moussa MAGASSOUBA, seul un pilier en fer béton a stoppé la course folle de l’engin, l’empêchant de s’encastrer dans la salle des plus petits.
« Sans ce pilier, la voiture se dirigeait tout droit vers la salle de première année », confie le directeur, encore sous le choc.
Vitesse et Sécurité : Le constat amer

L’accident pose une question cruciale : comment un véhicule a-t-il pu franchir les obstacles de sécurité déjà en place ? L’établissement n’est pourtant pas sans protection :
Dos-d’âne (ralentisseurs) présents.
Fossé de séparation entre la route et l’école.
Signalisation visible.
Malgré ces dispositifs, l’excès de vitesse et le manque d’expérience de la conductrice ont eu raison de la sécurité des enfants. Un rappel brutal que les infrastructures ne servent à rien si le code de la route est ignoré.

Le cri de cœur de la direction
Excédé par l’imprudence des usagers, Moussa MAGASSOUBA ne se contente plus de déplorer ; il exige des comptes. Le responsable de l’école interpelle directement les autorités policières sur trois points non négociables :
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Le contrôle strict des permis de conduire (capacités réelles des conducteurs).
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La validité des visites techniques des véhicules circulant en zone urbaine.
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Le renforcement de la surveillance aux abords des zones scolaires.
Cet accident, qui a frôlé le drame, remet au centre du débat l’épineuse question de la sécurité routière aux abords des écoles de Conakry.



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