En pleine grève générale illimitée lancée le 1er décembre 2025, Michel Pépé BALAMOU, Secrétaire Général du Syndicat National de l’Éducation (SNE), lâche une bombe dans un entretien exclusif. Pour lui, Aboubacar SOUMAH et le SLECG appartiennent au passé : « La page 2018 est définitivement tournée ». Une nouvelle génération d’Enseignants, majoritairement jeunes, impose une refondation syndicale explosive.
Une première victoire tactique contre le « vieux protocole »
Michel Pépé BALAMOU ne mâche pas ses mots. Au-delà du blocage des classes, son syndicat revendique déjà un succès stratégique face au gouvernement.
« Au-delà du déclenchement de la grève, nous avons déjà une première victoire : montrer au gouvernement que ceux qui ont signé le protocole d’accord ne sont plus représentatifs sur le terrain. 2018 n’est pas 2025. Aujourd’hui, 80% des enseignants sont jeunes. Beaucoup de ceux de 2018 sont partis à la retraite. La promotion de Soumah et consorts, c’est terminé. Nous sommes dans la refondation du nouvel enseignement, dans une révolution syndicale portée par la jeunesse », assène-t-il.
SOUMAH dans le rétro : une dynamique générationnelle irrésistible
Le leader du SNE démonte l’influence persistante d’Aboubacar SOUMAH, icône des mobilisations passées. Pour lui, le mouvement syndical guinéen vit une mutation profonde, portée par des enseignants frais et combatifs.
Cette fracture générationnelle redéfinit les rapports de force. BALAMOU y voit un atout majeur pour imposer de nouvelles exigences.
Les jeunes Enseignants, fer de lance du combat national
La mobilisation s’étend comme une traînée de poudre. Du centre-ville de Conakry aux confins des 33 préfectures, les jeunes adhèrent massivement à cette vision.
« Dans les 33 préfectures et les 13 communes de Conakry, les jeunes enseignants ont compris le message. Le combat est générationnel. Nous avons la même vision, le même langage, les mêmes ambitions. Avec la jeunesse, il y a une cohérence, une énergie, et une capacité à se battre pour de meilleures conditions de vie, pour leurs familles et pour l’avenir de leurs enfants », martèle Michel Pépé BALAMOU.
Reste à savoir si cette « révolution générationnelle » saura convertir la fureur de la rue en victoires concrètes. La réaction d’Aboubacar SOUMAH et du SLECG est attendue avec impatience.
Attendons de voir!
Le Punch

























