Le couperet est tombé le 15 janvier, mais la colère, elle, ne fait que monter. Alors que les plateformes d’inscription pour la session 2026 sont désormais verrouillées, le Syndicat National de l’Éducation (SNE) monte au créneau. Dénonçant une gestion bureaucratique déconnectée des réalités du terrain, le syndicat alerte sur le sort de milliers d’élèves menacés d’exclusion. Pour le SNE, le constat est sans appel : le MEPU-A sacrifie l’équité sur l’autel d’une digitalisation hâtive.
30 000 élèves dans l’ombre : l’alerte rouge du SNE
Le chiffre donne le vertige. Selon le communiqué publié ce lundi 19 janvier, plus de 30 000 élèves se trouvent actuellement en marge du processus de digitalisation. Pire encore, alors que les compositions du premier semestre débutent, des centaines de candidats aux examens nationaux (8ème et 12ème années) n’ont toujours pas pu valider leur inscription. Pour le SNE, cette fermeture précoce des plateformes est une aberration : « Pourquoi fermer dès janvier pour des examens prévus fin juin ? », interroge le syndicat avec force.
« Improvisation » et « rapports sourds »
Le ton du secrétaire général du SNE ne souffre d’aucune ambiguïté. Il pointe du doigt la Direction Générale des Examens (DGECS), l’accusant de rester « sourde » aux appels des parents d’élèves et des structures déconcentrées. Le syndicat fustige une méthode de gestion qu’il qualifie de « pilotage à vue ». Pour ces défenseurs de l’école guinéenne, une réforme qui n’intègre pas les réalités de l’environnement d’apprentissage local est condamnée à devenir un obstacle plutôt qu’un progrès.
L’ultimatum syndical : Rouvrir sans délai
Le SNE ne se contente pas de critiquer, il exige des actes. Le communiqué demande au MEPU-A de :
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Réouvrir immédiatement les accès aux plateformes pour tous les retardataires.
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Privilégier l’inclusion sur la rigueur administrative.
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Cesser de réduire le ministère à une simple machine à organiser des examens.
La menace d’une enquête approfondie
L’affaire ne s’arrêtera pas là. Le SNE prévient qu’il suivra le dossier « de près » et se réserve le droit de mener des investigations sur ces dysfonctionnements. Pour le syndicat, ces ratés ne servent pas à « qualifier » l’enseignement, mais portent préjudice à l’ensemble de la chaîne éducative, des encadreurs aux élèves.
La balle est désormais dans le camp des autorités éducatives. Le service des examens acceptera-t-il de lâcher du lest pour éviter une crise sociale majeure avant juin ?
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