C’est la fin de l’ère du flou statistique dans les écoles guinéennes. Ce mardi, le ministre Alpha Bacar BARRY a franchi une étape historique en lançant la plateforme d’immatriculation systématique des élèves du primaire. Désormais, chaque enfant sera suivi à la trace, de son premier alphabet jusqu’à son diplôme final. Décryptage d’une révolution numérique au service de l’école.
Un identifiant unique pour un parcours sécurisé
Fini les doublons et les pertes de traces. L’extension du dispositif d’immatriculation au cycle primaire (après le succès au secondaire) vise un objectif central : l’unicité.
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Traçabilité : Chaque élève possède un numéro personnel qui le suit durant toute sa scolarité.
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Fiabilité : Une base de données centralisée pour éliminer les erreurs lors des examens nationaux.
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Transparence : Un contrôle accru sur les effectifs réels pour une meilleure gestion des bourses et des ressources.
La « guerre de la donnée » est lancée

Pour le ministre Alpha Bacar BARRY, la data n’est pas un luxe, c’est une boussole. Sans chiffres précis, impossible de piloter un système éducatif de plus en plus complexe.
Ce que la plateforme va permettre de piloter :
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Le décrochage scolaire : Identifier précisément où et quand les élèves quittent le système.
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La carte scolaire : Ajuster le nombre d’enseignants selon les besoins réels de chaque localité.
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L’orientation précoce : Mieux guider les élèves vers les filières (techniques ou générales) selon leurs aptitudes réelles dès le plus jeune âge.
Une armée de techniciens sur le pont

Le déploiement ne se fera pas par magie. Une session de formation intensive de deux jours a été lancée pour les cadres des IRE (Inspections régionales), des DCE (Communales) et des DPE (Préfectorales).

« Aucune planification efficace ne peut être envisagée sans un système d’information robuste et en temps réel », a martelé le ministre lors du lancement.
Ces gestionnaires de bases de données sont désormais les gardiens de la « donnée intègre », condition sine qua non pour moderniser l’école guinéenne.
L’analyse du pro : Pourquoi c’est un « game changer » ?


En s’attaquant à la base de la pyramide (le primaire), le ministère s’offre enfin une vision prospective. Ce n’est plus seulement une réforme administrative, c’est un outil de justice sociale. En connaissant chaque élève, l’État peut enfin garantir que les ressources arrivent là où le besoin est le plus criant, réduisant ainsi les déséquilibres territoriaux historiques.
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