À l’approche du grand recrutement 2026 dans l’Éducation, le Collectif des diplômés de l’ISSEG et des ENI hausse le ton. Dans une déclaration choc, ils interpellent le Président Doumbouya et exigent un recrutement réservé aux vrais formés en pédagogie, face à un déficit de 18 000 enseignants et un système au bord du gouffre.
Félicitations au Président, mais alerte sur l’école en péril
Le Collectif commence par saluer le Général Mamadi Doumbouya pour son élection et les réformes de la refondation, qui redonnent espoir en gouvernance, justice et administration.
Pourtant, l’enseignement pré-universitaire patine : un déficit de près de 18 000 profs selon le MEPU-A, des écoles en crise à Mamou, Dalaba et Pita, et des grèves qui sabotent le calendrier scolaire.
Recrutement massif : quantité contre qualité ?
Les diplômés fustigent l’ouverture du recrutement à tous les diplômes universitaires, un choix qui mise sur la masse au détriment de la compétence pédagogique.
Ils rappellent les engagements passés : l’ex-président limitait les recrutements aux ISSEG et ENI, créés pour former des enseignants ; le ministre actuel confirme que seuls les formés spécifiques seront pris.
Trois doléances urgentes avant février
À la veille de 2026, le Collectif pose ses exigences claires :
-
Priorité absolue et exclusive aux diplômés ISSEG et ENI.
-
Concours transparent et pédagogique, publié d’ici fin février.
-
Fin des contractuels non formés dans ces filières spécialisées.
Un combat pour l’avenir de la nation
Loin d’un simple corporatisme, cette bataille vise le droit des enfants guinéens à une éducation de qualité, la souveraineté intellectuelle et l’indépendance par le savoir.
Les autorités répondront-elles à cet appel ? L’école, pilier de la refondation, attend.
Éducationactu.com

























