Un nouveau cas de fraude a été signalé au centre BARRY Diawadou dans la commune de Dixinn, où deux Candidats se sont présentés aux Épreuves du Baccalauréat avec des cartes d’Examen portant des renseignements identiques.
L’affaire a été confirmée par Mamadi KONATE, Directeur Communal de l’Éducation (DCE) de Dixinn, qui dénonce une complicité manifeste au sein de certaines Écoles.
« Nous savons que c’est la complicité des écoles. Et là, nous allons sanctionner ça sévèrement, car il ne faut pas tromper les enfants », a martelé le DCE. Selon lui, ce type de fraude est inacceptable et compromet gravement la crédibilité du système éducatif. Il ajoute
« Un candidat qui n’est pas vrai, il ne faut pas lui donner la carte, ni lui attribuer un PV. Même quand vous voyez les deux cartes, vous sentez qui est qui, parce que les cartes vraies, les couleurs sont différentes. Donc l’autre carte-là, c’est vraiment du faux. »
Mamadi KONATE a également souligné qu’une enquête est en cours, menée par le chargé des examens qui a été dépêché pour consulter les archives des sessions antérieures du Brevet d’Études du Premier Cycle (BEPC), dans le but de vérifier l’authenticité des documents.
Pour prévenir de tels cas, une série de mesures strictes a été instaurée dans les centres d’examen de Dixinn. Désormais, aucune personne délégué, surveillant, chef de centre, voire même le DCE n’est autorisé à pénétrer dans un centre avec un téléphone.
« Même le maire doit laisser son téléphone dans la voiture. Toute autorité en visite doit s’y conformer », insiste le DCE.
Par ailleurs, la procédure d’ouverture des enveloppes contenant les sujets a été revue pour limiter les risques de fuite.
« Avant, on appelait tous les surveillants pour ouvrir ensemble. Mais désormais, les sujets sont ouverts dans une seule salle, puis distribués salle par salle. Le déplacement des surveillants est formellement interdit », précise-t-il.
Dans la commune de Dixinn, 1 682 Candidats, dont 156 filles, sont répartis dans six centres d’examen. Le centre BARRY Diawadou, particulièrement concerné par le cas de fraude, accueille plus de 300 candidats en option Sciences Mathématiques.
Pour Mamadi KONATE, toutes ces mesures visent à garantir la transparence et la régularité du processus. Il conclut
« Les examens ne doivent pas être dramatisés. Le ministre a mis en place tous les dispositifs nécessaires pour que les enfants composent dans la sérénité et l’équité. »
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