La 4ᵉ édition de la caravane RELIEHF s’est achevée ce vendredi 14 novembre 2025 au Collège Soyah, dans la Préfecture de Mamou. Une foule d’Élèves, d’Enseignants, de Parents et d’autorités locales s’est réunie pour saluer cette initiative qui, depuis plusieurs jours, porte un message clair : encourager et maintenir les jeunes Filles à l’École.
Tout au long de la journée, les échanges ont tourné autour d’un même enjeu : l’importance de l’éducation des Filles, le rôle qu’elles jouent dans la société et la nécessité de lutter contre les obstacles qui freinent leur parcours Scolaire.
Pour Amadou SOUMAH, Inspecteur Régional de l’Éducation de Mamou, l’émotion était palpable.
« Nous sommes animés d’une joie immense de recevoir cette caravane dédiée à la scolarisation accrue des jeunes filles. (…) On dit souvent qu’éduquer une fille, c’est éduquer toute une nation. Nous nous engageons pleinement à soutenir ces actions pour booster l’éducation de la jeune fille », a-t-il déclaré, appelant les Parents à Scolariser davantage leurs Filles.
Même son de cloche chez Tamba Sékou MALANO, DSEE de Soyah, pour qui cette étape marque un tournant :
« Nous allons dès maintenant intensifier la sensibilisation auprès des parents afin de favoriser la scolarisation et le maintien des filles à l’école. La Nation gagne énormément quand la jeune fille poursuit ses études. »
La clôture a aussi été l’occasion pour Gadiri BAH, Directeur Général par Intérim du Service National de la Formation Continue et Point Focal du Programme RELIEHF, de rappeler les objectifs de la caravane.
« Nous avons constaté une présence insuffisante des filles dans les salles de classe. Il est donc crucial de sensibiliser les parents afin qu’ils laissent les filles aller à l’école et favorisent leur maintien (…) Nous clôturons la caravane à Mamou avec une grande satisfaction compte tenu de la forte mobilisation. »
Il a également annoncé que « 150 enseignants et encadrants ont déjà été formés sur l’égalité filles-garçons », avec l’ambition d’étendre ces Formations dans tout le pays.
Du côté de l’IFEF, la satisfaction est tout aussi grande. Balira Ousmane KONFE, Co-Coordinateur du Programme IFADEM et Représentant de la Directrice de l’IFEF, a salué les efforts menés :
« La mobilisation de tous les acteurs de l’éducation montre que la question de l’égalité est une priorité nationale en Guinée. Nous rendrons compte à la Directrice de l’IFEF, puis à la Secrétaire générale de la Francophonie. »
Il a rappelé que « plus de 5 000 élèves et près de 270 enseignants ont été sensibilisés », en plus des kits Pédagogiques et Formations en ligne déjà mis à disposition.
Après la cérémonie, Kadiatou BALDE, Élève au Collège de Soyah, a plaidé auprès des autorités éducatives pour une prise en charge de leurs préoccupations.
« Depuis des années, dans nos communautés, trop de filles voient leurs rêves s’éteindre avant même d’avoir commencé. Certaines quittent l’école à cause du mariage précoce, d’autres parce que leurs familles manquent de moyens, et d’autres encore parce qu’on pense que “l’école, c’est pour les garçons”. Mais moi, je crois fermement que chaque fille a droit à l’éducation, au même titre que n’importe quelle autre personne dans notre société. Aller à l’école, ce n’est pas seulement apprendre à lire ou à écrire. Aller à l’école, c’est ouvrir une porte vers un avenir plus libre. C’est croire que tout est possible, même pour une fille née dans un village reculé, dans une famille modeste ou dans un environnement qui doute encore de son potentiel. Une fille éduquée, c’est une femme capable de prendre des décisions, de défendre ses droits, et d’inspirer d’autres filles à croire en elles. Mais pour que cela devienne possible, nous avons besoin d’un soutien réel : des parents qui encouragent leurs filles ; des écoles sûres, propres et accueillantes ; des enseignants qui respectent et motivent les élèves ; des leaders qui investissent dans l’éducation des filles ; et surtout, une communauté qui protège les filles, qui dit NON aux mariages précoces et aux violences, et qui dit OUI à un avenir meilleur. Je demande que l’on nous laisse rêver, que l’on nous laisse apprendre, que l’on nous laisse grandir. Je vous promets une chose : Si vous nous soutenez, nous irons loin. Nous serons les femmes qui transformeront ce pays. Nous serons les leaders de demain. Et nous créerons un monde où aucune fille ne sera laissée de côté », a martelé Kadiatou BALDE Élève du Collège de Soyah.
Comme dans les autres localités visitées Dubréka, Coyah, Kindia, Mamou et la zone spéciale de Conakry, Élèves, Enseignants et communautés de Soyah ont reçu des outils et des messages pour mieux comprendre l’importance de Scolariser et maintenir les Filles à l’École.
En cinq jours, la caravane a touché plus de 5 000 Élèves et formé 265 Enseignants, un chiffre significatif qui témoigne de l’ampleur de la mobilisation.
Le MEPU-A et son partenaire, l’IFEF, réaffirment leur engagement à poursuivre ces efforts afin que, partout en Guinée, davantage de Filles puissent accéder à l’École et y rester.
De retour de Soyah, SOW Telico, pour educationactu.com

























