Un atelier d’évaluation de l’État de conservation souhaité (DSOCR) de la Réserve Naturelle Intégrale des Monts Nimba (RNIMN) s’est tenu le mercredi 13 juillet 2025 à Danané, en République de Côte d’Ivoire. La rencontre, organisée par la Direction de Zone Ouest (DZO) de l’Office Ivoirien des Parcs et Réserves (OIPR), a réuni des représentants de la Guinée et de la Côte d’Ivoire, deux pays concernés par ce site transfrontalier inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO.
Une Rencontre Transfrontalière Stratégique
Placée sous la présidence du Colonel Kouamé N’Dri Pascal, représentant du Directeur général de l’OIPR, cet atelier visait à évaluer le niveau de mise en œuvre des indicateurs du DSOCR en vue du retrait des Monts Nimba de la liste du patrimoine mondial en péril, conformément à la décision 47 COM 7A.7 du Comité du patrimoine mondial.
Du côté guinéen, étaient présents Dr Adama SANGARE, Directeur Général de l’Institut de Recherche sur la Biodiversité aux Monts Nimba (IReB-MN), le Directeur général du Centre de Gestion de l’Environnement des Monts Nimba et de Simandou (CEGENS) ainsi que le Conservateur en chef des Monts Nimba.
La délégation ivoirienne comptait notamment le Directeur de Zone Ouest de l’OIPR, des représentants du Conseil régional du Tonkpi, du Centre de Recherche en Écologie (CRE), de l’Université de Korhogo, ainsi que plusieurs chefs de service de l’OIPR.
En revanche, les services des Mines et Carrières de Guinée, attendus, étaient absents.
Objectifs et Résultats
L’atelier poursuivait plusieurs objectifs spécifiques :
- Évaluer collectivement le niveau de mise en œuvre des indicateurs du DSOCR ;
- Identifier les insuffisances et besoins de renforcement (coordination transfrontalière, financements, données) ;
- Prioriser le plan d’action 2025–2026 adoptés à Conakry en décembre 2023 ;
- Renforcer les synergies entre acteurs institutionnels, scientifiques et communautaires ;
- Définir les modalités de fonctionnement d’un groupe de travail transfrontalier chargé du suivi des indicateurs et de la préparation de la mission conjointe de suivi réactif prévue en 2026.
À l’issue des travaux, quatre résultats majeurs ont été obtenus :
- un état actualisé de mise en œuvre des indicateurs du DSOCR ;
- une revue des points saillants de la décision 47 COM 7A.7 ;
- la priorisation du plan d’action chiffré 2025–2026 ;
- l’adoption d’un consensus sur la création d’un groupe de travail transfrontalier.
Recommandations Phares
Les participants ont formulé plusieurs recommandations stratégiques, parmi lesquelles :
- Transmettre les Plans d’aménagement et de gestion (PAG) des deux États parties au Centre du patrimoine mondial et à l’UICN ;
- Rechercher des financements pour la conservation des espèces clés (Micropotamogale de Lamotte, Crapaud vivipare, Chimpanzé) ;
- Harmoniser les protocoles de suivi écologique ;
- Matérialiser les limites de la zone tampon et produire un cadastre minier côté guinéen ;
- Évaluer la situation de la plantation d’hévéa de 4,5 ha en Guinée ;
- Renforcer l’utilisation des outils de suivi (notamment SMART) pour la collecte et l’exploitation des données.
Un plan d’action détaillé pour la période 2025–2026 a également été adopté, incluant la cartographie complète du site, la signalisation des sentiers de la zone tampon, la création d’un groupe de travail WhatsApp pour le suivi des recommandations et l’implication accrue des instituts de recherche des deux pays.
Education Actu.com

























