L’heure des comptes a sonné au Tribunal de Première Instance de Labé. Ce vendredi 27 février 2026, la justice guinéenne s’est saisie de l’affaire des collégiennes dont les agressions filmées avaient indigné la Toile. Entre détention préventive et comparutions immédiates, le dossier mobilise l’opinion publique.
Un dérapage numérique devenu affaire d’État
Tout est parti de séquences vidéo virales montrant une élève violemment prise à partie par ses propres camarades. Face à l’émotion nationale, la machine judiciaire s’est accélérée pour sanctionner des actes jugés dégradants.
Deux procédures, deux tribunaux
La justice a scindé le dossier en fonction de l’âge des prévenues pour respecter strictement le Code de l’enfant et le Code pénal :
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Le volet Mineurs : 7 collégiennes comparaissent à huis clos devant le Tribunal pour enfants.
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Le volet Majeurs : 2 accusées font face au Tribunal correctionnel ordinaire.
Les chefs d’accusation retenus
Les prévenues ne répondent pas seulement de leurs actes physiques, mais aussi de l’usage malveillant de la technologie :
Coups et blessures volontaires : Pour l’agression physique caractérisée.
Atteinte à la vie privée : Pour la captation d’images sans consentement.
Diffusion de contenus attentatoires à la dignité humaine : Pour le partage des vidéos sur les réseaux sociaux.
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