Fini le pilotage à vue et les projets éparpillés. Lors de sa première audience avec Maddalena Bertolotti (UNICEF), le Ministre Alpha Bacar BARRY a tracé une ligne rouge : la refondation de l’école guinéenne passera par une carte scolaire numérique, des données souveraines et une priorité absolue à l’inclusion. Un ultimatum est lancé : l’outil de planification nationale doit être prêt dans 6 mois.

Le diagnostic choc : Stop à la fragmentation
Face à l’agence onusienne, le Ministre a livré une analyse sans concession. Pour lui, le système actuel souffre de trois maux qu’il entend éradiquer :
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La multiplication de projets isolés qui se chevauchent sans cohérence.
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Le manque de données fiables pour piloter les investissements.
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La dépendance excessive à l’expertise externe.
« On ne peut pas piloter une politique ambitieuse sans données souveraines. » Alpha Bacar BARRY.

Les 3 chantiers prioritaires du contrat État-UNICEF
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La Carte Scolaire Numérique (Délai : 6 mois) : Un outil juridique « opposable » qui recensera infrastructures, élèves et enseignants. Objectif : zéro construction d’école hors planification nationale.
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La Renaissance de l’INRAP : Transformer l’institut en cerveau de l’innovation pédagogique et du numérique pour produire des contenus 100% guinéens.
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Le Transfert de Compétences : Former des cadres locaux capables de porter les réformes au-delà des financements internationaux.
Urgences sociales : Personne ne doit rester au bord de la route

Le Ministre a rappelé les trois « angles morts » de l’école républicaine que le Chef de l’État, le Général Mamadi DOUMBOUYA, veut placer au centre des réformes :
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Le Préscolaire Public : Combler le déficit de structures pour la petite enfance.
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L’Inclusion : Intégration réelle des enfants en situation de handicap (notamment les troubles autistiques).
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Les Filles en Sciences : Briser le plafond de verre dans les filières techniques et technologiques.
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