La Guinée a remporté, ce dimanche 18 mai 2025, la 34ᵉ édition du concours de dictée Paul Gérin-Lajoie (PGL), à Montréal, au Canada. Bella BAH, l’un des membres Fondateurs de l’Association des Écoles Privées de Guinée, a été au cœur de l’accompagnement des Candidats guinéens dans cette aventure. Il s’est confié à notre rédaction à l’issue de la proclamation des résultats.
Africaguinee : La Guinée sacrée championne du monde de dictée au Canada… Parlez-nous-en !
Bella BAH : La Dictée PGL en est à sa 34ᵉ édition. En Guinée, cela fait maintenant trois ans que l’Association des écoles privées, dont je suis membre fondateur, a relancé le projet. Nous avons renoué le contact avec la Fondation Paul Gérin-Lajoie, et nous sommes repartis sur de bonnes bases. Ils nous ont demandé d’organiser une compétition nationale pour évaluer notre capacité à la gérer. C’est ce que nous avons fait à l’université Gamal. Une deuxième édition locale a suivi, et c’est ainsi que nous avons obtenu l’autorisation de participer à l’échelle internationale.
L’année dernière, c’était notre première participation. Cette année, c’est donc la deuxième participation de notre pays. Et à l’issue de la finale, Mohamed TRAORE a remporté le premier prix, et Fatoumata BARRY a décroché la troisième place.
Quel sentiment vous anime après cette victoire ?

Je suis fondateur d’école, et très impliqué dans l’éducation, car je suis convaincu que c’est grâce à l’éducation et au capital humain qu’on peut transformer un pays. Il est extrêmement important que nous trouvions les voies et moyens pour inciter nos enfants à lire, à rêver, pour qu’ils comprennent qu’avec du travail, ils peuvent se hisser au plus haut niveau.
Pour moi, ce sacre de la Guinée est un immense sentiment de fierté et de devoir accompli. Nous revenons de loin, car très peu de sponsors ont soutenu ce projet. C’est l’occasion pour moi de remercier ceux qui nous ont accompagnés : Orange Guinée, qui a acheté les billets d’avion ; Thiam et Associés ; Kes Familia ; l’Hôtel Palm Camayenne – je remercie d’ailleurs son directeur, qui a cru au projet dès le départ – ainsi que le Ministère de l’Enseignement Pré-Universitaire et de l’Alphabétisation.
Pour nous, ce n’est qu’un début. Nous voulons aller encore plus loin et inciter les autorités à investir davantage dans l’éducation.
Quels avantages ces lauréats peuvent-ils tirer de cette victoire ?
Il y a des prix qu’ils recevront, bien entendu. Mais au-delà, cette victoire leur ouvre d’autres opportunités, notamment au sein de la Francophonie. L’an dernier, par exemple, le lauréat ivoirien avait été invité à participer au sommet de la Francophonie à Paris. Je pense qu’il y a de très belles perspectives qui les attendent.
Et en Guinée, y a-t-il un accompagnement particulier prévu pour eux ?

Oui, en Guinée, nous envisageons de demander des parrainages pour ces enfants. Ce sont des élèves d’écoles privées : Mohamed TRAORE est au groupe Scolaire Les Écureuils, et Fatoumata BARRY à l’École La Lumière Guinée.
Nous allons voir, dans la mesure du possible, si nous pouvons leur trouver des parrains. Lorsque nous avions rencontré le Ministre de l’Énergie, Aboubacar CAMARA, il s’était montré très intéressé par ce projet de parrainage pour les enfants méritants et excellents. Nous allons donc travailler dans ce sens pour continuer à les accompagner et les aider à se surpasser.
A quand le retour au bercail ?
Nous préparons pour leur réserver un accueil triomphal le 22 mai prochain, date retenue pour leur retour en Guinée.
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