La nomination d’Alpha Bacar BARRY à la tête du « super-ministère » de l’Éducation et de la Formation Professionnelle fait l’unanimité. Pour Aboubacar SOUMAH, leader du SLECG, c’est l’homme de la situation, à condition de transformer l’école en véritable usine à compétences.
Le monde syndical guinéen sort de sa réserve. Interrogé par nos confrères d’Africaguinee.com, Aboubacar Soumah ne cache pas sa satisfaction après le choix du président Mamadi DOUMBOUYA. Mais attention, le ton est clair : ce n’est pas un chèque en blanc, c’est un contrat de performance.
Alpha Bacar BARRY : « L’homme qui maîtrise son sujet »
Pour le patron du SLECG, le nouveau ministre arrive en terrain connu. Son passage remarqué à l’Enseignement Technique et ses réformes au Supérieur plaident en sa faveur.
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Innovation : Soumah salue un esprit tourné vers le numérique.
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Résultats : Des preuves faites sur le terrain des infrastructures et de l’organisation pédagogique.
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Écoute : Le syndicaliste note que le gouvernement a enfin entendu le profil « juste » que les acteurs de terrain réclamaient.
L’urgence du « Produire Guinéen » à l’école
Le message de SOUMAH est une charge contre l’académisme stérile. Il demande au nouveau ministre d’adapter les programmes aux réalités économiques de la Guinée.
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Adéquation Formation-Emploi : Le syndicat milite pour la création de collèges et lycées techniques dès le cycle secondaire.
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Fin du cursus théorique : L’objectif est de former des jeunes immédiatement opérationnels pour le développement du pays.
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Souveraineté éducative : Une éducation calquée sur les besoins nationaux, et non plus sur des modèles importés.
Paix sociale : « Pas de perturbation si l’écoute est là »
C’est le message de service au nouveau locataire du ministère : le SLECG se veut un syndicat de participation avant d’être un syndicat de revendication.
« Si nous sommes écoutés, nous avancerons ensemble. Tant qu’il y aura une entente, il n’y aura pas de perturbations », prévient Aboubacar SOUMAH.
Le deal est posé : le syndicat s’engage à veiller à ce que les enseignants fassent leur travail (« devoirs avant les droits ») et demande en échange une formation continue systématique pour que les profs ne soient pas largués par l’évolution du monde.
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