Alors qu’elle transmettait le savoir à ses élèves de l’école primaire de Baralandé ce mardi, Mme Fatoumata Keita a tout perdu. Un incendie d’origine électrique a réduit son logement en cendres dans le quartier Khougnawadé 2, laissant cette enseignante dévouée dans le dénuement le plus total.
L’ironie du sort est parfois d’une cruauté sans nom. Ce mardi, aux alentours de midi, c’est par téléphone que Mme Fatoumata Keita a appris que son foyer n’était plus qu’un brasier. Tandis qu’elle assurait ses cours, un court-circuit — selon les premiers témoignages — s’est déclaré dans son appartement situé à Khougnawadé 2, dans la commune urbaine de Boké.
« Plus rien à sauver »
Le feu, d’une violence inouïe, n’a laissé aucune chance aux rares volontaires venus prêter main-forte. Interrogée par notre reporter, l’enseignante, encore sous le choc, témoigne de la brutalité du sinistre :
« Le feu a commencé brusquement. Quand nous sommes arrivés, les flammes avaient déjà envahi l’appartement. Nous avons tenté de limiter les dégâts, mais il n’y avait plus rien à sauver. »
Si le bilan humain est miraculeusement vierge, le bilan matériel, lui, est définitif : Mme Keita n’a plus que les vêtements qu’elle portait dans sa salle de classe.
Un appel à la solidarité locale
Dans le voisinage, l’émotion laisse place à l’indignation et à l’entraide. Hassanatou Biaye, voisine de la victime, ne cache pas sa peine face au destin de celle qu’elle décrit comme un pilier de la communauté : « Mme Keita est une enseignante très engagée. C’est difficile d’imaginer qu’en pleine salle de classe, elle perdait tout. Nous demandons l’aide de tous pour qu’elle puisse se relever. »
Aujourd’hui, c’est l’appel d’une femme qui a tout donné à l’éducation et qui se retrouve sans toit. La solidarité des citoyens de Boké et des autorités est désormais le seul rempart pour aider cette servante de l’école publique à reconstruire sa vie.

























