Le gouvernement guinéen accélère sa stratégie de maillage éducatif du territoire. Ce lundi, le Premier ministre, Amadou Oury BAH, a procédé à la pose de la première pierre d’un nouveau collège d’enseignement général à Guèmèbanki, dans la préfecture de Pita. Plus qu’un simple chantier de briques, ce projet financé par l’État symbolise la volonté de Conakry de réduire la fracture scolaire entre les zones urbaines et le monde rural.
Un bastion éducatif au cœur de Pita
L’arrivée du chef du gouvernement à Pita, entouré d’une délégation ministérielle de haut rang, marque l’importance accordée à cette nouvelle infrastructure. Entièrement financé par le Budget National de Développement (BND), ce futur collège répond à une urgence : offrir aux enfants de Guèmèbanki un accès immédiat à l’enseignement secondaire, sans qu’ils aient à parcourir de longues distances.
Des standards modernes pour la réussite scolaire

Loin des constructions précaires, l’ouvrage a été pensé pour offrir un environnement propice à l’excellence. Le cahier des charges prévoit :
- Capacité et administration : Trois salles de classe modernes, un bureau administratif et un magasin de stockage.
- Hygiène et santé : Deux blocs de latrines et, point crucial, un forage équipé pour garantir l’eau potable en permanence sur le site.
- Sécurité : Une clôture grillagée de 400 mètres linéaires pour sanctuariser l’espace d’apprentissage.
Le délai de livraison est fixé à 24 mois, un compte à rebours désormais lancé pour les entreprises prestataires.
L’éducation comme levier du développement local
Pour Amadou Oury Bah, ce projet est une illustration concrète de la politique de « déconcentration » du savoir. En investissant durablement dans le capital humain dès le collège, le gouvernement mise sur le développement local pour stabiliser les populations et préparer les cadres de demain. Ce chantier à Pita n’est qu’un maillon d’une chaîne de réformes visant à faire de l’école le socle indestructible de la nation guinéenne.
SOW Telico






















