Après la suspension de la grève générale des enseignants, les négociations entre l’intersyndicale de l’éducation et le Conseil national du dialogue social (CNDS, partie gouvernementale) se sont soldées par un échec ce mardi au ministère du Travail. Aucune avancée concrète sur les primes et l’intégration des contractuels : rendez-vous reporté à janvier 2026, laissant les syndicats profondément frustrés.
Revendications au cœur du blocage
Les discussions portaient sur la revalorisation des primes, indemnités de logement et de transport, les primes de fonction pour les hauts cadres et services déconcentrés, ainsi que l’intégration à la fonction publique des enseignants contractuels communaux, y compris à Conakry. Malgré la bonne foi des syndicats – marquée par la suspension de la grève grâce aux médiations syndicales, du CONOSC et du gouvernement –, aucun engagement n’a été exécuté.
Frustration syndicale : « Sourde oreille » du gouvernement
Michel Pépé BALAMOU, secrétaire général du Syndicat national de l’éducation (SNE), a exprimé la déception de l’intersyndicale à la sortie de la réunion. « Nous avons privilégié le dialogue en pleine période électorale, suspendu la grève. Mais le gouvernement a fait sourde oreille à nos préoccupations », a-t-il regretté, annonçant un retour à la base pour un compte rendu détaillé.
Congé anticipé et incohérences dénoncés
Le syndicaliste pointe le congé anticipé comme une manœuvre pour affaiblir les syndicats : « Cela montre la mauvaise foi du gouvernement, qui pense que nous n’avons plus de moyens de pression. » Il critique aussi l’argument transversal des indemnités, contredit par des primes déjà accordées à certaines catégories d’enseignants : « Il y a une grande incohérence et un manque de volonté politique. »
Grève suspendue, base décisionnaire
L’intersyndicale rappelle que le mot d’ordre de grève n’est pas levé. « Nous nous référerons à la base, qui décidera de la conduite à suivre. Ce que l’Assemblée générale décidera sera appliqué à la lettre », insiste BALAMOU. Les syndicats prennent l’opinion nationale et internationale à témoin de leur bonne foi, prêts à « rebouter » si nécessaire.
























