La grève prévue ce lundi dans les écoles pourrait finalement être évitée. À l’issue d’une rencontre tenue ce dimanche au siège du CNOSCG, l’intersyndicale de l’éducation s’est dite prête à lever son mot d’ordre. Toutefois, comme l’a expliqué son porte-parole, Aboubacar Diesto CAMARA, cette suspension reste conditionnée à un engagement clair du gouvernement.
Selon l’enseignant, il revient au président du CNOSCG d’exercer la pression nécessaire pour obtenir la signature du statut particulier des enseignants, une exigence jugée non négociable par l’intersyndicale.
La réunion s’est conclue sur une note d’optimisme, les participants espérant que la médiation menée par la société civile permettra d’arracher un accord favorable auprès des autorités. La société civile, initiatrice de cette rencontre, affirme avoir pleinement pris en compte les préoccupations syndicales, notamment la demande de garanties pour la protection des responsables syndicaux avant toute levée de grève. Pour les syndicats, suspendre le mouvement sans assurances réelles, représenterait un risque trop élevé.
À l’approche d’une période électorale sensible, Gabriel HABA assure être disposé à mettre à profit toutes ses relations afin d’obtenir un compromis dès ce soir, et ainsi éviter la paralysie des cours dès demain.
Cette rencontre s’est déroulée en l’absence des responsables du Syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée (SLECG), qui ont choisi de boycotter les discussions.

























