L’épidémie appelée Mpox sévit en Guinée. Cela ne fait l’ombre d’aucun doute. Il fait des victimes en silence. Mais les autorités en charge de la Santé publique préfèrent regarder ailleurs comme si l’urgence pouvait être reportée ou diluée dans l’indifférence. À l’heure où l’année scolaire vient de démarrer et celle universitaire sur le point d’être lancée, l’on est en droit de se demander si nos écoles sont-elles prêtes à faire face à cette menace sanitaire.
Loin de nous, l’intention de vouloir jouer au cassandre du malheur, cet éditorial de notre rédaction vise à alerter et appeler à la responsabilité collective en première ligne, les autorités sanitaires à honorer leurs engagements pour lesquels, elles sont payées et entretenues aux frais de la princesse. Car malgré l’illusion d’éradication, le flou artistique entretenu par le silence, une forme de communication nocive et négative, l’épidémie est là. Et progresse malheureusement.
Il suffit, pour se rendre à l’évidence, de faire un tour dans le centre de traitement installé pour l’occasion, dans les encablures de Nongo pour comprendre que le danger est bien réel. Certes, le nombre de cas recensés reste, pour l’instant, contenu et loin du seuil d’alerte majeure. Mais cela ne saurait justifier le mutisme et l’inaction apparente des autorités en charge de la santé publique.
Il devient donc impératif et urgent que le ministère de la Santé publique sorte de sa légendaire zone de confort, en coordination avec ceux de l’Éducation pré-universitaire et de l’Enseignement supérieur, pour prendre ses responsabilités afin d’imprimer un nouveau souffle à la lutte contre cette épidémie. En termes concrets, sans trop de discours creux et de blablas, notre rédaction propose modestement et gratuitement, des mesures simples, accessibles et qui ont déjà montré leur efficacité lors des précédentes épidémies : réactiver les dispositifs de dépistage dans les établissements scolaires et universitaires ; réinstaller des points de lavage des mains à l’aide de gel recommandé dans les écoles, marchés, lieux de culte et espaces publics ; banques ; structures sanitaires, etc. Et surtout renforcer la communication de proximité, pour informer sans alarmer, prévenir sans dramatiser, enfin rassurer. Ce n’est vraiment pas trop demander à ceux qui ont juré sur l’honneur, bible ou coran en main, de bien remplir avec dévouement, les missions à eux assignées, par le Président de la Transition, Général DOUMBOUYA.
Une chose est sûre, protéger les élèves, c’est protéger leurs familles, leurs quartiers, par ricochet, le pays tout entier. Laisser les écoles sans dispositifs sanitaires, c’est exposer tous ceux qui vivent sur le sol guinéen au prix d’une négligence pourtant évitable.
Face à Mpox, l’heure n’est pas à la rhétorique et à l’attentisme, mais à la vigilance collective. Qu’on se le tienne pour dit : l’épidémie ne sera vaincue ni par les discours, ni par le déni, mais par des actions concrètes et coordonnées.
Le Punch

























