Lundi 21 septembre 2026. Devant un panel ministériel réuni à l’ONU pour le Digital Cooperation Day 2026, la ministre guinéenne de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique a appelé les pays africains à devenir producteurs d’intelligence artificielle, et non plus seulement utilisateurs. Pour la Guinée, Djami Diallo trace une feuille de route claire : compétences, recherche orientée et priorités nationales.
Un appel à inverser le rapport de l’Afrique à l’intelligence artificielle
La ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique a souligné, ce lundi 21 septembre, la nécessité pour les pays africains de prendre part à la création des nouvelles technologies, plutôt que de se limiter à utiliser des solutions conçues et développées ailleurs.
Pour Djami Diallo, le développement de l’intelligence artificielle sur le continent ne doit plus se limiter à l’acquisition d’outils technologiques : « L’Afrique ne doit plus seulement consommer l’IA. Elle doit aussi en devenir créatrice. C’est l’ambition que nous portons pour la Guinée. »
Une déclaration prononcée lors d’un panel ministériel du Digital Cooperation Day 2026, organisé aux Nations unies, à New York.
Une trajectoire préparée depuis Conakry
Cette prise de position ne sort pas de nulle part. La ministre assure que la Guinée entend faire de l’intelligence artificielle un véritable levier de transformation de son économie et de ses services publics.
« En prélude à cette rencontre, j’avais reçu à Conakry les équipes de la Cité des sciences et de l’innovation, accompagnées du Bureau des Nations Unies pour les technologies numériques et émergentes. Cette séance de travail avait permis de poser les bases de notre contribution autour d’une conviction : l’IA n’a de sens que si elle s’appuie sur des talents formés, une recherche orientée vers nos besoins et des priorités nationales claires. »
Compétences, institutions, secteurs prioritaires : les trois leviers guinéens
Pour la ministre, la stratégie se décline en actions concrètes : « Pour la Guinée, cela signifie investir dans les compétences, renforcer nos institutions et concentrer nos efforts sur des secteurs prioritaires, notamment l’éducation, la santé, l’agriculture et les infrastructures. »
Selon elle, cette orientation s’inscrit dans la trajectoire de Simandou 2040, qui place les nouvelles technologies au service du développement et encourage des solutions adaptées aux réalités du pays.
Un écosystème national de recherche à bâtir
Djami Diallo insiste sur la nécessité d’investir dans les compétences et de renforcer les institutions capables d’accompagner l’émergence d’un écosystème national de recherche et d’innovation.
Une ambition résumée en une phrase
Pour finir, la ministre a résumé l’objectif poursuivi par la Guinée dans ce virage technologique : « Notre ambition est claire : plus d’opportunités pour notre jeunesse, de meilleurs services et une création de valeur locale réelle. »
SOW Telico, pour Educationactu.com










