Manque criant d’enseignants, absence d’infrastructures et conditions sanitaires indignes : au village de Keïra (District de Timba), l’école n’est plus un sanctuaire, mais un symbole de précarité. Entre les cours en brousse et les effectifs saturés, le droit à l’éducation y est devenu un luxe hors de portée.
Un constat alarmant : L’école du silence
À Keïra, les chiffres font mal. Des centaines d’enfants en âge scolaire restent sur le carreau. La cause ? Un système à bout de souffle :
Déficit pédagogique : Un seul groupe pédagogique opérationnel pour tout un village.
Infrastructures fantômes : Des salles de classe insuffisantes obligeant les élèves à attendre qu’une place se libère.
Précarité matérielle : Des cahiers transportés dans des sacs en plastique en guise de cartables.
Le péril sanitaire et sécuritaire
Plus qu’un problème d’apprentissage, c’est une question de dignité et de sécurité. L’absence de latrines force les enfants à se rendre en brousse, les exposant quotidiennement :
Aux morsures de reptiles.
Aux risques d’insécurité et d’agressions.Aux maladies liées au manque d’hygiène élémentaire.
« Au-delà des chiffres, ce sont des rêves et des destins qui sont en jeu. » Elhadj Boubacar Timbo BARRY, Direction Préfectorale de la Femme et des Solidarités.
Appel à la mobilisation : 4 priorités pour sauver Keïra
Le diagnostic de la Direction Préfectorale est clair. Pour que l’espoir change de camp, quatre leviers doivent être activés en urgence :
Bâtir : Construction de nouvelles salles de classe aux normes.
Recruter : Affectation de personnel enseignant qualifié et stable.
Sécuriser : Installation de latrines scolaires pour garantir l’hygiène et la dignité.
Équiper : Dotation en kits scolaires complets (cartables, fournitures).
Educatioactu.com et Infosbtruts




















