Bâtiments réhabilités, fin de l’anarchie pédagogique et immersion des étudiants au sommet de l’État : en seulement quelques mois, le nouveau Doyen de la Faculté des Sciences Juridiques et Politiques (FSJP) de l’Université Général Lansana CONTE de Sonfonia-Conakry (UGLCS-C) a transformé un site « en peau de chagrin » en un laboratoire d’excellence académique. Retour sur une métamorphose radicale.

L’urgence immobilière : « Rendre à César ce qui est au Droit »
À sa prise de fonction, le constat du Doyen SACKO est sans appel : une faculté à l’étroit, grignotée par des services tiers. « Notre bâtiment était divisé en deux, une partie servant d’infirmerie », déplore-t-il.
Pour inverser la tendance, le doyen a misé sur l’offensive :
Récupération des locaux : Plaidoyer réussi auprès du rectorat pour la restitution intégrale du bâtiment.
Auto-financement : Lancement d’une levée de fonds interne pour transformer des ruines en bureaux fonctionnels pour les directeurs de programmes.
Effet d’entraînement : Une méthode de gestion qui inspire désormais les autres facultés de l’Université Général Lansana CONTE de Sonfonia-Conakry.

Sortir de la théorie : Le baptême du feu institutionnel
Le système LMD (Licence-Master-Doctorat) impose une rupture avec l’apprentissage purement livresque. Le Doyen l’a bien compris en ouvrant les portes des grandes institutions aux étudiants.

« La formation ne doit pas être uniquement théorique. Nous offrons désormais une immersion réelle via des partenariats stratégiques. » Ansoumane SACKO.
Aujourd’hui, les futurs juristes de l’UGLCS-Conakry ne se contentent plus des bancs de l’amphi. Ils intègrent le Conseil National de la Transition (CNT) ou la Cour des Comptes pour des stages de 60 jours, sanctionnés par des attestations de compétences. Une émulation inédite qui redonne du sens au cursus.

Fin de la « cacophonie » et cap sur l’excellence CAMES
Sur le plan pédagogique, le doyen a sifflé la fin de la récréation. Fini le temps où la répartition des cours relevait du hasard ou de l’arbitraire.
Méritocratie : La préséance revient désormais aux plus gradés et aux plus expérimentés selon leur spécialité.
Standard International : Face aux exigences du CAMES, la faculté accélère la création de revues scientifiques spécialisées. Une commission dédiée travaille déjà sur ces supports, indispensables à la promotion des enseignants-chercheurs guinéens.

L’œil vers l’avenir : Un centre de préparation au Barreau
L’ambition ne s’arrête pas à la gestion des affaires courantes. Le prochain grand chantier est déjà identifié : la création d’un centre préparatoire à la formation des avocats. L’objectif est clair : accompagner l’étudiant de l’amphithéâtre jusqu’à la robe noire, en facilitant une insertion professionnelle souvent complexe.
En quelques mois, le Pr Ansoumane SACKO a prouvé qu’avec une vision claire et une gestion de proximité, l’université publique guinéenne peut rivaliser avec les meilleurs standards régionaux.


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