L’Institut de Recherche en Environnement de Guinée (IREG) et l’Office Guinéen des Parcs Nationaux, Réserves et Faune (OGPNRF) ont tenu, ce vendredi 03 Avril 2025, à la Cité des Sciences et de l’Innovation de Guinée, une session stratégique consacrée à la finalisation de leurs offres technique et financière dans le cadre d’un appel d’offres lancé par le ministère de l’Environnement et du Développement durable.

L’objectif est de conduire une étude botanique approfondie sur la flore de deux parcs nationaux majeurs situés à Faranah et à Forécariah, afin de poser les bases scientifiques d’une gestion durable et efficace de la biodiversité guinéenne.
Un partenariat scellé en décembre 2025

L’origine de cette initiative remonte au 2 décembre 2025, date à laquelle l’IREG et l’OGPNRF ont signé un accord technique et scientifique marquant leur engagement commun en faveur de la conservation et de la restauration de la biodiversité en Guinée.

Le Professeur Mamadou Bhoye Bah, Directeur général de l’IREG, rappelle l’ambition de ce partenariat : « Nous avons signé un accord technique et scientifique pour contribuer à la conservation et à la restauration de la biodiversité dans notre pays. »

Quatre mois plus tard, la rencontre de ce vendredi marque une étape décisive vers la phase opérationnelle du projet : la finalisation de l’offre technique, l’élaboration de l’offre financière et la validation des méthodes d’échantillonnage qui seront utilisées lors de l’étude.

Une méthodologie scientifique rigoureuse
Sur le plan scientifique, le projet se distingue par une méthodologie rigoureuse. L’étude botanique couvrira les deux parcs nationaux pendant la saison sèche et la saison pluvieuse, afin de prendre en compte les variations saisonnières et d’obtenir une vision complète de la diversité végétale des écosystèmes.

Selon Kaman Guilavogui, Directeur technique du projet, les méthodes d’échantillonnage retenues — notamment l’échantillonnage quadratique et aléatoire — permettront de garantir la représentativité et la fiabilité des données collectées sur le terrain.
La cartographie SIG au service de la recherche

L’intégration des technologies modernes constitue également l’un des atouts majeurs de cette initiative. Fousseini Kouyaté, chercheur à l’IREG et spécialiste des systèmes d’information géographique (SIG), explique que la phase préparatoire comprendra l’élaboration d’une cartographie détaillée des zones d’étude.
Avant même les missions de terrain, les placettes d’échantillonnage seront localisées et intégrées dans un système de cartographie numérique. Sur le terrain, les botanistes utiliseront ces outils pour géolocaliser précisément les observations floristiques, alimentant ainsi une base de données SIG fiable, indispensable pour le suivi et la gestion à long terme des écosystèmes.

Des retombées attendues pour les communautés locales
Au-delà de sa dimension scientifique, le projet vise également des impacts concrets pour les populations riveraines des parcs nationaux. L’étude permettra d’identifier les ressources naturelles disponibles, de mieux comprendre leur dynamique et de préparer les communautés locales à une gestion durable et responsable de ces ressources.
Les résultats de cette recherche fourniront par ailleurs aux décideurs publics des données scientifiques fiables, nécessaires à l’élaboration de politiques efficaces de conservation de la biodiversité.
Dans un contexte marqué par l’intensification des pressions environnementales et climatiques, cette collaboration entre l’IREG et l’OGPNRF s’inscrit comme une réponse structurée et durable, fondée sur la recherche scientifique et orientée vers l’action pour la protection du patrimoine naturel guinéen.
SOW Télico et Foulamori Bah ,Pour EducationActu.com






















