Entre prières collectives et démarches administratives, les enseignants contractuels non retenus intensifient la pression. Réunis en assemblée générale ce week-end, ils réclament l’application stricte du protocole d’accord du 3 janvier 2026 pour leur intégration définitive.

Une mobilisation d’envergure préfectorale
La commune urbaine de Boké est devenue, le temps d’un week-end, l’épicentre de la contestation et de l’espoir pour des centaines d’enseignants. Venus de Kamsar, Kolaboui, Sangarédi, ou encore Kanfarandé, les délégués ont répondu à l’appel du bureau national du collectif pour faire le point sur leur situation.
En cette période de Ramadan et de Carême, la rencontre a été marquée par une forte dimension spirituelle, avec des prières formulées pour l’aboutissement de leurs revendications.
Le protocole du 3 janvier : Où en est-on ?

Le porte-parole national, Elhadj Mamadou Daka SOW, s’est voulu rassurant quant à l’évolution du dossier. Selon lui, le processus entre dans une phase technique décisive :
Validation des listes : L’engagement de principe est acté ; le travail de vérification par les autorités compétentes est en cours.
Commission mixte : La Fonction publique a officiellement sollicité l’intersyndicale pour participer aux travaux de validation.
Correction des anomalies : Une mission spécifique est prévue pour régulariser les erreurs constatées dans les canevas ministériels et les listes de la DPE.
Un soutien de poids : Le cri du cœur de la DPE

Sur le terrain, la légitimité de ces enseignants ne fait aucun doute. Mohamed Doumbouya, chef de la section pédagogique à la Direction préfectorale de l’éducation (DPE) de Boké, a rendu un hommage vibrant à leur résilience:
Ce constat souligne l’urgence de leur intégration pour garantir la continuité du service public de l’éducation, alors que ces agents constituent souvent le seul rempart contre la fermeture des classes en zone rurale.
Solidarité et diplomatie locale
Parallèlement à l’assemblée générale, le collectif a mené une offensive diplomatique auprès des autorités locales (Mairie, DPE, IRE) pour renforcer la collaboration. La journée s’est achevée par une lecture du Saint Coran et une rupture collective du jeûne dans l’enceinte de la préfecture, scellant la solidarité du mouvement.
MBah, pour Educationactu.com























