Ce samedi 28 mars 2026, une mission conjointe de la société civile et des autorités locales a effectué une visite inopinée à l’Institut Supérieur des Mines et Géologie de Boké (ISMGB). Ce qui devait être une simple inspection s’est transformé en un constat de rupture : l’établissement affiche désormais les standards d’un pôle d’excellence technologique et académique.

Une mutation infrastructurelle visible à l’œil nu
Dès l’entame de la visite, la délégation a pu mesurer l’ampleur des investissements réalisés pour moderniser le cadre de vie et d’apprentissage. Guidés à travers un campus en pleine transformation, les visiteurs ont découvert des installations rénovées qui marquent une rupture nette avec le passé.
Plusieurs points névralgiques du campus ont particulièrement impressionné les officiels :
Le bloc administratif et la bibliothèque universitaire : Des espaces repensés pour une gestion et une recherche optimales.
Le Centre de Formation Numérique : Un outil stratégique pour l’acculturation technologique des étudiants.
Le Laboratoire de Recherche Appliquée en Géosciences et Environnement : Le cœur scientifique de l’institut, désormais doté d’équipements de pointe.
La vie de campus : La rénovation du club universitaire et des salles de classe souligne une volonté d’offrir un environnement propice à l’épanouissement des futurs cadres.
Le numérique et l’industrie au service de la pédagogie

Au-delà des bâtiments, c’est une véritable révolution des méthodes qui s’opère sous la direction du Dr Daouda KEITA. L’ISMGB ne se contente plus de former des techniciens, il prépare des experts compétitifs à l’international grâce à :
L’Espace Numérique de Travail (ENT) : Pour une digitalisation complète du parcours académique.
L’adéquation formation-emploi : Une révision profonde des programmes en synergie directe avec les besoins des industries minières.
L’excellence scientifique : Un niveau d’exigence relevé pour répondre aux standards mondiaux du secteur extractif.
Un satisfecit unanime des acteurs de la société civile
Conduite par le président du Conseil régional de la société civile de Boké, El Hadj Sékou SOUARE, la délégation a exprimé une admiration sans réserve. Habitué de l’institution depuis plusieurs décennies, ce dernier a salué une « véritable rupture ».
« Nos impressions sont excellentes. Nous avons découvert un cadre rénové, une cité universitaire structurée et un environnement favorable à la formation des futurs cadres », a-t-il confié à l’issue de l’immersion.
Un levier stratégique pour le développement minier national

Pour les autorités locales, cette transformation de l’ISMGB est bien plus qu’une réussite isolée ; c’est un signal fort envoyé au secteur minier guinéen. En qualifiant ses ressources humaines sur place, à Boké, la Guinée renforce sa souveraineté technologique et sa capacité à capter davantage de valeur ajoutée dans l’exploitation de ses richesses naturelles.
La journée s’est achevée dans une atmosphère de communion, marquée par des échanges symboliques et des prières, scellant ainsi l’ambition de l’ISMGB : s’imposer comme le premier hub d’excellence minière en Afrique de l’Ouest.
L’œil du journaliste : Pourquoi cette « visite surprise » est un tournant ?
Le fait que ces avancées aient été constatées lors d’une visite inopinée renforce la crédibilité du bilan de la direction. Ce n’est pas un décor planté pour l’occasion, mais une réalité quotidienne. En modernisant simultanément le « hardware » (bâtiments, laboratoires) et le « software » (ENT, programmes), l’ISMGB prouve qu’il a compris que la bataille de l’emploi minier se gagne d’abord sur les bancs de l’école.

MBah, pour Educationactu.com




















