Face à la montée inquiétante de l’école buissonnière, de la consommation de drogues et du vagabondage nocturne des mineurs, les autorités de Mamou lancent une vaste offensive de sensibilisation. Une mobilisation inédite qui réunit éducateurs, parents, élus et forces de sécurité pour sauver l’avenir de la jeunesse locale.
Une coalition pour restaurer la discipline
Ce lundi 9 mars 2026, le Lycée Amilcar Cabral a servi de point de départ à une campagne de sensibilisation d’envergure. Sous l’impulsion de la Direction préfectorale de l’éducation (DPE), une plateforme d’acteurs s’est constituée :
Autorités municipales (Délégation spéciale de la commune urbaine) ;
Société civile et associations de parents d’élèves (APEAE) ;
Forces de défense et de sécurité (Police et Gendarmerie).
L’objectif est clair : éradiquer des fléaux qui ternissent l’image de Mamou, autrefois ville de référence éducative, et protéger les mineurs des dangers de la rue.
« Tolérance zéro » pour l’absentéisme

Le constat du DPE, Mamadou Bassirou BALDE, est sans appel : de trop nombreux élèves désertent les salles de classe après la montée des couleurs pour traîner aux abords des écoles ou à la Maison des jeunes. La riposte s’organise désormais autour de règles strictes :
Ponctualité rigoureuse : Présence obligatoire avant 7h45 ; fermeture des portails à 8h00.
Encadrement policier : Les élèves trouvés dans la rue aux heures de cours seront systématiquement interpellés et reconduits.
Lutte contre les stupéfiants : Une vigilance accrue contre l’introduction et la consommation de chanvre indien en milieu scolaire.
« L’école est faite pour apprendre. L’école buissonnière et la drogue détruisent des vies. Nous parlons ici en parents et en éducateurs. » Mamadou Bassirou BALDE, DPE de Mamou.
[Image indicative d’une séance de sensibilisation dans une cour d’école bondée]
Couvre-feu moral : Les mineurs à l’abri dès 22 heures
La municipalité, représentée par le vice-président de la délégation spéciale, Sidi DIALLO, met l’accent sur la sécurité nocturne. Les autorités exhortent les parents à ne plus laisser les mineurs circuler au-delà de 22 heures, une pratique qui les expose à la délinquance et aux mauvaises fréquentations.

Pour l’heure, la méthode reste pédagogique. La campagne va se poursuivre dans d’autres établissements clés comme le Lycée Elhadj Aboubacar DOUKOURE et le Collège de Tambassa, mais aussi dans les lieux de culte et les quartiers pour toucher les familles au cœur du foyer.
L’appel à la responsabilité parentale

Pour les acteurs sociaux, la réussite de cette mission repose sur le triangle « École-Élève-Famille ». Le message porté par Thierno Mamadou BALDE, de la société civile, est un avertissement : si la mobilisation n’est pas collective, c’est toute une génération qui risque d’être compromise.
Guineematin.com et Educationactu.com























