De la chaîne des Monts Nimba aux arganeraies du Souss-Massa, la diplomatie scientifique guinéenne tisse sa toile. Une délégation de l’Institut de Recherche sur la Biodiversité aux Monts Nimba (IReB-MN), conduite par son Directeur Général, le Docteur Adama SANGARE, a pris une part active au Salon International de l’Arganier à Agadir. Entre échanges de haut niveau et immersion sur le terrain, cette mission marque une étape décisive dans la mise en œuvre de l’accord-cadre liant la Guinée au Maroc pour une gestion durable des ressources naturelles.
Une vitrine stratégique pour la recherche guinéenneDès l’ouverture officielle, en présence des plus hautes autorités administratives et territoriales du Maroc, la délégation de l’IReB-MN a marqué sa présence. Ce rendez-vous majeur d’Agadir ne se voulait pas seulement une foire commerciale, mais un véritable carrefour d’innovation où l’arganier est érigé en modèle de résilience écologique et de levier socio-économique pour les zones rurales.
En sillonnant les stands aux côtés du Gouverneur de la région, le Dr Adama SANGARE et ses experts ont pu mesurer l’étendue des progrès marocains en matière de recherche scientifique appliquée et de valorisation des produits dérivés. Ce fut l’occasion d’échanges nourris avec les coopératives et les instituts de recherche locaux, jetant les bases de synergies académiques entre les deux nations.
L’immersion dans l’Arganeraie : un modèle pour les Monts Nimba
Le temps fort de cette mission fut sans conteste la visite de la Réserve de biosphère de l’arganeraie. Cette immersion technique a permis à la délégation guinéenne d’étudier de près les mécanismes de conservation et, surtout, l’implication réussie des communautés locales dans la gestion des ressources.
Pour l’IReB-MN, le parallèle avec les Monts Nimba est saisissant. Cette expérience marocaine constitue une source d’inspiration directe pour développer des programmes de recherche comparatifs, axés sur l’équilibre fragile entre l’exploitation raisonnée des richesses naturelles et la protection des écosystèmes classés.
Un plan d’action concret pour 2026
Loin des simples déclarations d’intention, la participation de l’IReB-MN a débouché sur une réunion de concertation stratégique avec l’ANDZOA (Agence Nationale pour le Développement des Zones Oasiennes et de l’Arganier). L’objectif : opérationnaliser l’accord-cadre de coopération à travers un plan d’action robuste.
Les axes prioritaires définis pour les mois à venir touchent au cœur de la mission de l’IReB-MN :
- Recherche scientifique appliquée et partage de données ;
- Renforcement des capacités des chercheurs et des techniciens ;
- Accompagnement des communautés locales pour une valorisation durable ;
- Préservation intégrée des écosystèmes fragiles.
À travers ce déploiement au Maroc, l’IReB-MN confirme son rôle de leader dans la coopération scientifique Sud-Sud, réaffirmant que la connaissance et l’innovation sont les seuls remparts durables pour la protection de la biodiversité africaine.
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